Février 2002. Pour les 300 habitants de Luz Velha, à deux pas de l’Espagne, on se prépare à l’arrivée du plus grand barrage d’Europe qui va irriguer plus de 100 000 hectares de terres arides, produire de l’énergie hydroélectrique et relancer une région isolée.

Oliviers et pâturages seront submergés par les eaux. Le village de Luz, 180 petites maisons blanches, connaîtra le même destin. Les 300 habitants, pour l’essentiel des agriculteurs décident par référendum d’être relogés dans un nouveau village à proximité.

Le barrage d’Alqueva fait table rase d’un village vieux de trois siècles. A deux kilomètres, en hauteur, on a construit sa cité jumelle, pensant que le village cloné permettrait aux habitants de Luz Velha de vivre mieux avec un semblant de souvenirs. Cette opération est unique en son genre. En 2002-2003, les architectes ont reconstruit, un terrain émergé, Luz Nova : imitation quasi identique de Luz Velha. Même si ses habitants, plusieurs années après vivent attristés par la disparition du village initial, seul le musée témoigne qu’une bourgade originale a pu exister.