Le parcours d’un Photographe qui s’éloigne des villes à la recherche de ciel sans pollution lumineuse.

Asif Islam, photographe de 34 ans installé à  Palo Alto dans l’état de la Californie aux USA, s’est posé la question “Où sont les étoiles ?” Il a fait un voyage de Los Angeles jusqu’au désert du Grand Bassin. Nous rendre compte, à travers ses différents time lapses, de l’évolution de la qualité du ciel quand on s’éloigne des villes.

A noter qu’il a très peu traité ses images afin de préserver au mieux les écarts de lumières d’un site à l’autre. C’est pour cette raison qu’il y a, entre autre, du vignettage sur les clichés.

 

Voici ses commentaires (traduits de l’anglais) qui accompagnent sa vidéo :

Ceci est un court-métrage que j’ai réalisé pour montrer comment la pollution lumineuse peut affecter la vue du ciel nocturne. Je vous fais voir comment la vue de la Voie Lactée s’améliore progressivement à mesure que la pollution lumineuse diminue (de Los Angeles au désert du Grand Bassin). Voyager et photographier à différents niveaux d’impact de la pollution lumineuse était un défi. En outre, j’étais surtout seul dans certains endroits, ce qui est un peu effrayant en raison de la présence de la faune (ours, lion de montagne, serpent). Malgré le défi, j’ai été impressionné par la beauté du ciel nocturne dans des zones très peu polluées.

La plupart d’entre nous vivent sous un ciel très pollué, et certaines personnes n’ont jamais vu la Voie lactée. Pendant une panne de courant en 1994, les résidents de L.A. ont appelé les secours lorsqu’ils ont vu la voie lactée pour la première fois. Bien que nous ne puissions pas imaginer des villes telles que L.A. ou New-York sombres à la tombée de la nuit, nous pouvons  déjà limiter la pollution lumineuse, en particulier le halo lumineux des villes. La lueur du ciel est le résultat de la lumière dirigée vers le haut au lieu d’être dirigée là où elle serait utile: vers les rues et les maisons. Malheureusement, la plupart du temps, les lumières artificielle d’une ville ne servent à rien. Nous avons perdu notre connexion avec le ciel nocturne. C’est par l’observation du ciel que les Hommes ont bâti des merveilles comme Stonehenge, les pyramides de Gizeh ou encore le calendrier maya. Ce ciel que nous regardons, apaise nos vies surmenées et nous rend plus ouvert, plus réfléchi. L’astronome Neil de Grasse Tyson a dit: “Quand vous regardez le ciel nocturne, vous réalisez à quel point nous sommes petits dans le cosmos”, “C’est une sorte de réinitialisation de votre ego. Se priver de cet état d’esprit, volontairement ou involontairement, c’est ne pas vivre pleinement ce que c’est que d’être humain.”

Ingénieur informaticien chez Google, Asif a commencé la photographie il y a 5 ans comme un passe-temps qu’il a pu lier avec les voyages, son deuxième hobby. En explorant la planète au cours des dernières années, il s’est efforcé à immortaliser et à partager la beauté du monde. Ses images de voyages incluent des paysages, la nature, des scènes urbaines et la faune.

Peu à peu, il y a 3 ans, il s’est lancé dans l’astrophotographie.  Activité pour le moment principalement faite aux Etats-Unis. Il souhaiterait à l’avenir voyager en Europe, en Afrique, en Nouvelle-Zélande et en Amérique du Sud pour se consacrer à l’astrophotographie.

 

Pour en savoir plus sur Asif Islam

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