Les Personnages d’Halloween dans la nuit !

A l’origine, il y a 3000 ans, Halloween était une fête celte irlandaise célébrant la fin de l’année (Samain ou Samhain).
En octobre, les nuits deviennent plus longues et les mythes racontent que les fantômes en profitaient pour rendre visite aux vivants. Alors pour se prémunir de l’arrivée des fantômes, les celtes avaient plusieurs rituels dont celui de porter des costumes terrifiants pour les effrayer. Ce sont les immigrés irlandais qui ont apporté la tradition d’Halloween aux Etats-Unis.

En ciel nocturne et profond, les astronomes ont également imaginé des figures et des formes qui rappellent les personnages traditionnels d’Halloween :

IC 2118 est une nébuleuse par réflexion d’intensité lumineuse très faible. Cette nébuleuse est aussi connue, à cause de son profil, sous le nom de nébuleuse de la Tête de Sorcière. Elle est située dans la constellation de l’Éridan, non loin de l’étoile Beta Orionis (Rigel) de la constellation d’Orion. C’est d’ailleurs cette étoile qui l’éclaire. Cette nébuleuse a été découverte par l’astronome germano-britannique William Herschel en 1786
IC63

Magnitude faible
Nébuleuse diffuse très pâle et indistincte. Elle est d’ailleurs surnommée “Le fantôme”.
Objet difficile à voir car noyé sous un flot d’étoiles, seuls les gros instruments lumineux pourront voir cette nébuleuse accompagnée par IC 59, qui est encore moins distincte que celle-ci.

NGC 6960, également appelée nébuleuse du Balai de Sorcière, est une nébuleuse constituée de gaz ionisé et de poussière située à environ 1 400 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne. Elle constitue la portion des Dentelles du Cygne appelée Petite Dentelle.
Une analyse des images prises par le télescope spatial Hubble indique la présence de sulfure d’oxygène et d’hydrogène.
NGC 7380, ou nébuleuse du Sorcier, est un amas ouvert situé à environ 8 000 années-lumière de la Terre dans la constellation de Céphée. Découvert par Caroline Herschel en 1787, l’amas s’étend sur environ 100 années-lumière.
Sh2-129, également connue sous le nom de nébuleuse de la chauve-souris en vol (Flying Bat Nebula), est une nébuleuse en émission de type région HII située à environ 1 300 années-lumière (al) de la Terre dans la constellation de Céphée.
La nébuleuse du Petit Fantôme, ou NGC 6369, est une nébuleuse planétaire située à environ 1,089 kpc (∼3 550 a.l.) de la Terre dans la constellation d’Ophiuchus. Découverte par William Herschel au XVIIIe siècle, elle est ronde et relativement pâle, d’où son nom

 

Sources des  textes : Wikipédia

Article de Presse – Les Mystères de la Science

Nous avons eu l’excellente surprise de découvrir un article sur nos activités dans le

numéro 15 du trimestriel “Les Mystères de la science – Les essentiels”.

Même si ce numéro a été publié en Août 2017, nous ne pouvions pas nous empêcher de le partager avec vous.

Par ailleurs, n’hésitez pas à vous procurer cet exemplaire très documenté si vous souhaitez débuter ou progresser

en Astronomie et en Astrophotographie.

 

Maxime Oudoux

Maxime Oudoux est né il y a 27 ans à Cherbourg en Normandie. Il exerce son métier de webmaster et de community manager au Mans pour le compte de l’agence de développement et d’attractivité touristique de la Sarthe depuis maintenant 3 ans.
Il y a une dizaine d’année, en recevant son premier appareil photographique : un Fujifilm finepix s3500, le virus de la photographie a contaminé Maxime. S’armant de patience, il apprend, en autodidacte, la maitrise de la photographie. Il suit les tutoriels sur internet, lit des revues, teste et expérimente par lui-même différentes techniques. C’est donc naturellement, en 2014, que la photographie devient une passion dans laquelle il s’investi beaucoup. Il crée sa propre structure pour, entre autres, proposer des photographies de mariage.

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais Maxime a une autre passion : il est astronome amateur depuis l’âge de 5 ans. Un soir, il mélange ses deux passions pour devenir astrophotographe. Discipline particulière de la photographie qui demande d’apprendre de nouvelles techniques. Là aussi, Maxime possède la patience nécessaire. « Il faut prendre son temps, se préparer, partir en repérage de jour, persévérer. C’est la quête permanente d’avoir la bonne image sans jamais vraiment l’obtenir. »

Les champs de l’astrophotographie sont vastes : Paysages Nocturnes, Ciel profond, Planétaire … et Maxime y trouve toujours son plaisir. « Le nightscape ou paysage nocturne est la façon la plus accessible de faire de l’astrophotographie. Je tente aussi les filés d’étoiles sans être encore vraiment satisfait des résultats. Par contre je fais beaucoup de panorama au 35mm pour gagner en qualité finale de l’image. Sur un cliché de paysage nocturne, il y a souvent un élément terrestre qui donne une échelle de ce que l’on photographie. Le ciel profond, pour atteindre les nébuleuses ou les galaxies, c’est beaucoup de techniques. Cette discipline est plus compliquée à faire comprendre aux néophytes. En ce moment, j’expérimente le ciel profond sans empilement en pause unitaire de 3 minutes »
Maxime constate l’intérêt grandissant de l’astronomie et l’astrophotographie auprès du grand public. « Les média de loisirs ou d’informations vont de plus en plus vers l’espace. Au cinéma, il y a eu les succès de Gravity, Seul sur Mars ou encore Interstellar. Les média d’aujourd’hui transmettent beaucoup plus d’information concernant la conquête spatiale et les découvertes scientifiques. Donc forcément, nous avons envie de regarder le ciel et de le photographier. Avec les dernières générations de capteurs photographiques c’est même plus facile ».

Maxime partage également son avis sur la pollution lumineuse et l’écologie « Malheureusement, la pollution lumineuse est de plus en plus présente. Nous devons nous déplacer pour les deux raisons suivantes : d’une part chercher un bon ciel que ce soit en observation visuelle ou photo et d’autre part voyager permet de trouver de nouveaux sujets terrestres mis en avant avec un ciel de qualité. Je voyage personnellement deux fois par an dans les Alpes. L’Astronomie est une activité en faveur de l’écologie, ne serait-ce que par rapport à la pollution lumineuse et les répercussions sur la faune, flore, les économies d’énergie. Nous prenons conscience que nous faisons partie d’un tout : de la terre mais d’au-delà encore : tout l’équipement électronique n’est pas à l’abri d’une tempête solaire, il y a des risques sur les appareils … Etre conscient des dangers de l’espace c’est aussi une forme d’écologie ».

Maxime a réalisé une photographie dont il est particulièrement fier (la photographie mise en avant). En 2014, il réalise ce panorama au moment où un nuage se confond avec la voie lactée. Ce sont ses débuts en astrophotographie. La reconnaissance de ces pairs sur ce cliché lui donnera envie de persévérer et de continuer dans cette discipline

Sans hésiter, Maxime recommande d’aller voir les travaux des autres astrophotographes qui l’inspirent : Laurent Laveder (TWAN), en circumpolaire Lincoln Harrisson. Mais ceux qui l’ont galvanisé vers l’astrophotographie sont Michael Shainblum et Nicolas Roemmelt pour les éclipses solaires.

En janvier 2017 , Maxime a eu la photographie ci-dessous mise en avant par l’organisme « Astronomy Picture Of the Day »

Maxime a participé à la rédaction à une série d’article sur « Focus Numérique » consacré à l’astrophotographie. Il sera également exposant au Salon de la Photo à Paris du 09 au 13 Novembre 2017.
Il utilise deux NIKON D750 pour ses photographie dont l’un est défiltré pour plus de sensibilité en Hydrogène Alpha.

Son Site internet : http://maximeoudouxphotographie.fr/

Facebook : https://www.facebook.com/maximeoudouxphoto

 

Adrien Mauduit : Astrophotographe Passionné de Nature !

Adrien Mauduit est un jeune et talentueux astrophotographe français de 27 ans. Il est né dans la région Champagne où rapidement, il est passionné par la Nature qui l’entoure. “En 3em je m’amusais à rapporter, dans un vivarium, des fourmis à la maîtresse des élèves de 6em  Il grandit et s’enrichit avec la Nature : les oiseaux, les plantes, les insectes, les roches …. Il intègre des associations qui défendent la nature locale. L’une d’entre elles “La champagne carnivore” est l’antenne régionale en Champagne-Ardenne de l’association française d’amateurs de plantes carnivores. Rapidement, l’envie de partager et de transmettre est présente.

Quelques années plus tard, il est titulaire d’un diplôme en agriculture, spécialisé en agroécologie, gestion des sols, de l’eau et du paysage à l’UniLasalle de Beauvais, en France. Pour sa thèse qui porte sur “Le contrôle biologique des ravageurs au Canada”, il déménage dans le Sud de l’Alberta. Elle lui vaudra un prix par la la Fondation Xavier Bernard à l’Académie française d’agriculture.

Il décide ensuite de rejoindre l’enseignement. Il y a un peu plus de 4 ans, sans connaitre le danois mais ayant une passion pour les langues étrangères, il devient professeur de sciences et d’anglais dans un lycée à Odsherred Efterskole au Danemark. Par ses voyages, il a intégré différentes méthodes de pédagogie et met en avant celles qui lui semblent les plus pertinentes.

Mais Adrien ne s’arrête pas là. Profitant d’être entouré par la belle nature du comté d’Odsherred, il commence à la photographier pour l’intégrer aux programmes scolaires. Équipé d’un Canon 70D, sans encore vraiment le savoir, il se découvre une nouvelle passion : paysage et macro pour commencer. Assez vite, un collègue lui parle des aurores boréales. Il faut savoir qu’au Danemark, il est assez rare d’observer des aurores Boréales en raison de la météo souvent défavorable et de la latitude est assez juste. “Coup de chance, ce soir-là le ciel était clair et il avait peu de nuages. Je réalise mes photographies et je remarque des colorations vertes et roses sur mes clichés. Mon collègue me confirmera le lendemain que j’avais saisi une aurore boréale. J’étais bluffé par ce phénomène naturel qui jusque-là ne m’avait jamais vraiment intéressé”

Pour rapidement maîtriser les techniques un peu particulières de l’astrophotographie, Adrien suit les tutoriels sur internet, se documente, regarde ses résultats, sort régulièrement la nuit dès que la météo le permet pour s’améliorer. Du paysage nocturne au ciel profond, en passant par les timelapses, les panoramas et les filés d’étoiles, il y existe plusieurs disciplines au sein même de l’astrophotographie. Adrien essaye le plus souvent de mixer différentes disciplines : par exemple Galaxie ou Voie Lactée avec Aurore Boréale. Il souhaite également créer des timelapses avec les objets du ciel qui émettent dans l’infrarouge.

En avril 2017, il sera retenu dans la catégorie “Astropaysages” avec ce cliché “Noctilulucent clouds of perspective” lors du « Insight Astronomy Photographer of the year 2017 »

Il reconnait qu’aujourd’hui, même s’il est encore possible de faire des photographies en ville avec quelques étoiles, nous sommes obligés de nous éloigner à 2 ou 3 heures des grandes villes pour pleinement profiter d’un ciel étoilé. Adrien qui s’intéresse depuis son plus jeune âge à la nature est persuadé “Si on s’intéresse à une science, on est forcément sensible à l’environnement autour de nous. Avec l’astrophotographie, c’est le même processus : l’astrophotographie ou la photographie de la nature vous pousse à préserver votre environnement. Au même titre, en observant les mondes lointains en astronomie, vous pensez à l’existence d’une vie probable extra-terrestre et vous ramenez cela à l’évolution et la fragilité du vivant sur Terre”

GALAXIES Vol. 1 – 4K (UHD) from Adrien Mauduit Films on Vimeo.

Adrien, profite également de ses vacances pour aller chercher le ciel ailleurs : Tenerife et ses mers de nuages au printemps 2015. Un séjour au Malawi en 2016 pour contempler la voie lactée au Zénith. Dans l’avenir, il souhaite retourner au Malawi car la nuit était noire d’encre mais serait également tenté par un voyage dans le désert d’Atacama au Chili.

Adrien a plusieurs références en astrophotographie : “Sans aucun doute Ole Salmonsen pour les aurores. Il vient de publier une photo où l’on voit une aurore avec un renne  qui est juste à couper le souffle. Pour ce qui est astrophotographie des étoiles, je pense à Carlos Fairbairn, et enfin  Martin Heck pour les timelaps”

Adrien est à présent en France et projette de s’investir de plus en plus dans l’astrophotographie. Il réfléchit aux différents projets et opportunités qui se présentent à lui.

 

Histoire de la photographie mise en avant : “Aurora on Ordupnaes – 06/09/2016. “Cette nuit-là, le ciel était exceptionnellement cristallin et clair pour le Danemark. La NOAA n’avait pas prévu d’aurore boréale mais à la vue de la météo, c’était l’occasion de faire une sortie. J’avais sur moi plusieurs appareils photo, plusieurs trépieds : au total je devais porter environ 20 à 30 kg de matériel.  Pour atteindre mon “spot”, je devais marcher 20 minute sur un terrain qui parfois grimpait. Il fallait passer à côté de moutons et ne pas tomber dans des marécages…  Je me dirigeais vers le sud et, un peu par hasard, je me suis retourné … et j’ai vu le ciel embrasé par une splendide Aurore. Le phénomène était puissant, actif et impressionnant. J’ai commencé à courir pour avaler les 100 derniers mètres qui me restaient. Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie. Pourtant, je glisse, je tombe et mon sac s’ouvre pour disperser mon équipement sur le sol. J’ai perdu du temps pour tout ranger. Quand j’arrive enfin à m’installer en urgence et à faire mes premières prises sous la forme d’un timelapse, je me suis rendu compte que seule la première sera exploitable car c’est déjà le milieu du phénomène. L’astrophotographie, ce n’est jamais gagné : il faut de la préparation, de la patience et beaucoup de persévérance”

Le site internet : https://www.adphotography-online.com/

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/AdrienMauduitPhotography

 

 

“Teide Mar y Nubes II” Une vidéo pour adorer Tenerife

Lorsque nous avons vu cette vidéo réalisée par Juan Carlos Cortina, nous avons réalisé que c’est exactement ce que nous ressentons lors de nos séjours à Tenerife ! Un mélange de beautés naturelles de l’île  et un ciel à couper le souffle. “C’est un Timelapse composé de 7000 photographies prises durant le mois de juin 2016 à Tenerife. Un des meilleurs endroits sur la planète pour fusionner avec l’univers.”

TENERIFE TEIDE MAR Y NUBES II PARTE. TIMELAPSE from Juan Carlos Cortina on Vimeo.

 

 

Cathédrale Saint-Jacques de Šibenik

Construite entre 1431 et 1536, la cathédrale de Saint Jacques à Šibenik (Croatie) est le joyaux de la cité. Elle met en avant les échanges qui se sont déroulés entre l’Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane du XVe au XVIe siècle. Elle est un mélange de styles Gothique et Renaissance. Les dix premières années de travaux ont été confiés à différents maîtres architectes vénitiens.  Sa construction fut ensuite confiée à Georgius Mathei Dalmaticus . Celui-ci modifia le plan originel et adopta un style de transition entre gothique et renaissance. 

À sa mort, les travaux furent achevés par Nikola Firentinac Francesco di Giacomo et Niccolò di Giovanni Fiorentino. La cathédrale est construite  entièrement en pierre en provenance d’îles Croates de Brač, Korčula, Rab et Krk. Des techniques uniques de constructions ont été utilisées pour les voûtes et la coupole de l’édifice. 

Le monument figure depuis l’an 2000 sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité (UNESCO.)

Tapis de fleurs dans le Désert

Un tapis de fleurs a envahi le désert d’Atacama

Les Chiliens sont encore surpris par ce phénomène : c’est le printemps dans l’hémisphère sud et l’Atacama, l’un des déserts les plus arides del a planète s’est couvert d’un tapis multicolore.  Fait exceptionnel cette année dont l’origine provient de pluies tombées en grande quantité au nord du Pays

Saisir le mouvement du Ciel

Au carrefour entre la photo et la vidéo, le time-lapse est une technique pour réaliser une vidéo par le montage d’une série de photos. Le principe est le suivant : prendre des photos d’une scène à intervalle fixe et de façon régulière. Les clichés seront ensuite montés en un film de 24 images par secondes à l’aide d’un logiciel de montage vidéo.

 

Les résultats obtenus sont des vidéos dont le temps semble avoir été accéléré. La séquence finale durera quelques secondes alors que dans la réalité il faudrait des heures et des heures de vidéo. Cela permet de voir la dynamique d’évènements qui sont relativement lents dans le temps : le déplacement et les formes changeantes des nuages, déplacement des piétions en ville, la croissance d’une plante, une fleur qui s’ouvre en une journée, un fruit en décomposition, la construction d’un bâtiment et un sujet qui nous intéresse plus particulièrement : le déplacement des étoiles dans le ciel de nuit !…

Il est assez simple de réaliser un time-lapse, à condition de suivre quelques règles.

Par exemple pour réaliser cette vidéo, il a fallu 3 heures 30 de pauses et plus de 660 photos !

valdrome 2017 from Terre Constellee on Vimeo.

 

Le matériel

 

L’appareil photo. Il faut s’assurer que vous pouvez contrôler les paramètres de vue pour d’obtenir les meilleurs résultats. En Time lapse de nuit, il doit avoir la possibilité de prendre des photos avec de longs temps de pause.

Un intervallomètre est un accessoire qui se connecte sur l’appareil photo en mode bulbe et qui permet de déclencher automatiquement avec un intervalle de temps défini par l’utilisateur.
Cet fonction est parfois intégrée à certains boitier photo, si ce n’est pas le cas il est facile d’en trouver pour quelques dizaines d’euros sur les sites internet. Très pratique, il va vous permettre de définir l’intervalle entre chaque prise de vue.

Les cartes mémoire. La réalisation d’un time-lapse repose sur l’assemblage d’un nombre important de photos. Munissez-vous donc de plusieurs cartes mémoire ou d’une carte mémoire de grande capacité.

Un trépied : le trépied est essentiel en astrophotographie et prend toute son importance en time lapse : Le but est de stabiliser votre appareil photo pendant les prises de vue et sur la durée … Le choix d’un trépied est important : avec un bas de gamme, dans le meilleur des cas, votre matériel risque d’avoir une prise au vent fatale pour la qualité de vos prises de vue et si c’est le scénario catastrophe votre boitier et objectif tomberont sur le sol. Au passage, pensez à lester votre trépied (il y a souvent un crochet prévu à cet effet).

Les batteries. Rien de plus frustrant de ne plus avoir d’énergie pour finir la nuit. Ici aussi plusieurs solutions : avoir des batteries de secours, utilisation d’un grip, un coupleur vers secteur (bien que ce dernier soit quasi inutile en pleine nature),

Un ordinateur pour retoucher vos photos et les assembler en vidéo. Pas besoin d’investir, la plupart des ordinateurs de moyen de gamme d’aujourd’hui savent traiter le montage vidéo.

La technique de prise de vue :

La difficulté est de connaître le bon intervalle à choisir en fonction des conditions de prises de vue. Cela va dépendre de la vitesse de mouvement du sujet. Si vous avez des nuages qui se déplacent rapidement privilégiez un laps de temps assez court, (entre 1 et 3 sec.). Pour la voie lactée, une scène lente, vous pouvez monter à 30s de pose sans problèmes. Pour des plantes ou des constructions plusieurs heures voire plusieurs jours seront nécessaires.

Un peu de mathématique. Vous pouvez déterminer à l’avance la durée de votre vidéo. Pour cela, il vous suffit de connaitre le temps passer pour photographier et le temps de l’intervalle entre chaque cliché. Cet intervalle doit être supérieur au temps de pose de votre photo : si vous choississez de photographier la Voie Lactée avec 30 secondes, votre intervalle devra être supérieur à 30 secondes et il faudra prendre en compte le temps nécessaire à l’enregistrement de votre photo sur votre carte mémoire (entre 1 et 3 secondes). Ensuite, sachez qu’il faut, dans la mesure du possible, au minimum 24 images par secondes pour que l’œil humain et le cerveau « voient » bien une vidéo.

Vous voulez par exemple photographier la Voie Lactée pendant 2 heures soit 7200 secondes
Vous avez prévu un de 31 secondes entre chaque photo (30 secondes de pause et une seconde pour la carte mémoire), votre vidéo finale durera : 7200 / (31×24) = 9,7 s. 7200 secondes c’est aussi 7200 / 31 soit 232 clichés. Il est important de d’abord préparer l’intervalle de temps entre chaque photo ensuite vous pourrez définir la durée de la vidéo ou le temps dédié à la prise de vue. Il existe des logiciels sur Iphone ou Android pour préparer vos sessions et faire vos calculs.

Quelques astuces pour la prise de vue (surtout nocturne) Travaillez en mode RAW plutôt que jpg car les photos peuvent plus facilement se retoucher et rattraper les problèmes de balance des blancs par exemple. Le jpg est un mode où les clichés sont déjà compressés. L’inconvénient c’est le poids mémoire de chaque photo RAW. Choisissez de travailler en mode Manuel : bloquer, la vitesse, l’ouverture, l’ISO et la mise au point ! (Mise au point qui se fera au préalable sur une étoile en manuel et non en auto focus).Désactivez l’Auto Focus sinon l’appareil va chercher à faire la mise au point en permanence.
Pensez à économiser vos batteries en désactivant la prévisualisation des prises de vues sur l’écran, de plus cela fera de la pollution lumineuse en moins. Débrayez également la fonction anti bruit (qui génère du temps de calcul) et l’orientation automatique du paysage.

Le montage Vidéo :
Maintenant que vous avez vos 232 images, pensez à redimensionner vos photos pour gagner en vitesse d’exécution du PC, retouchez les images (chacune de la même façon !). Certains logiciels permettent d’automatiser ces actions. Assemblez les photos de manière chronologique pour créer votre vidéo. Vous pouvez aussi l’agrémenter d’une musique d’accompagnement. Il existe de nombreux logiciels permettant de réaliser le montage vidéo. Nous utilisons souvent le plus basique d’entre eux : Movie Maker de windows.

Time laps avancés : Beaucoup d’astrophotographes ajoutent un mouvement lent de l’appareil photo pendant les prises de vue soit en le fixant à une monture astronomique (comme dans notre vidéo) soit en utilisant un rail.

N’hésitez pas à partager ! Quelques soient vos résultats. Nous serons ravis de diffuser vos travaux

Sourions un peu ! La fin du monde en 1910

Article rédige pour : Le Temps – 20 mai 1910

C’est, d’après les dernières observations astronomiques, cette nuit que la comète de Halley a passé entre le soleil et la terre. Faut-il rappeler les suppositions plus ou moins fantaisistes auxquelles ce phénomène avait donné lieu? D’après les uns, notre pauvre planète, balayée par la queue de l’astre errant, devait être lancée dans l’espace. Pour d’autres, la terre, prise dans le rayon d’attraction de cette masse formidable de gaz, devait tomber comme un bolide sur le noyau cométaire. Quelques-uns, s’appuyant sur les résultats des analyses spectrales, affirmaient que l’atmosphère terrestre allait être complètement bouleversée par le choc de la chevelure cométaire, qui avançait vers elle à une vitesse d’une centaine de kilomètres à la seconde, et que le cyanogène, qui composait cette chevelure, allait faire disparaître en quelques instants toute trace de vie animale sur la surface de la terre.

Rien de tout cela ne s’est produit. S’il faut en croire les calculs des astronomes, la comète de Halley s’est bien trouvée ce matin entre le soleil et la terre de 3 h. 35 à 4 h. 35 (heure de l’observatoire de Paris); mais elle a disparu sans que l’on ait pu constater la moindre trace de son passage, du moins dans nos régions. Nous devons reconnaître, il est-vrai, qu’a Paris on se trouvait dans les conditions les plus défavorables pour constater le passage de la voyageuse céleste entre le disque solaire et le globe terrestre.

Paris a vécu avec avidité durant les quelques heures nocturnes qui ont précédé la minute suprême. Prétexte à repas plantureux ou à gambades sans mesure, la comète a mis beaucoup de Parisiens en délire. On a ri dans Montmartre et dans le quartier latin comme aux soirs gras de Noel et de mi-carême. Peut-être, chez certains, la crainte secrète d’un danger mystérieux et formidable était-elle comme une excitation a s’esclaffer plus fort.

Hier, sous la menace de l’asphyxie ou de la pulvérisation universelle, d’aucuns ont voulu païennement mourir ou sabler le champagne pour se donner du courage. Mais d’autres se réfugièrent dans l’ombre des églises, et autour des confessionnaux les femmes pieuses s’assemblaient pour demander aux ministres de Dieu la force mystique de franchir le seuil de l’au-delà. Ailleurs, de pauvres gens perdaient toute raison et se livraient à tant d’excentricités que seuls les médecins aliénistes pourront désormais les secourir.

De Toulon, on nous télégraphie qu’une foule énorme s’est rendue cette nuit dans les rues de la ville et se rassembla généralement sur les vastes terrains de la Rhode, espérant assister à l’apparition de la comète. Le ciel était couvert. On ne vit rien que des éclairs, qui laissaient supposer au loin de violents orages. Le passage de la comète a causé un double sentiment de curiosité dans les grands centres, et de terreur superstitieuse chez les habitants de la plupart des villages, où nombre de fermières ont fait brûler pendant toute la nuit le cierge bénit qu’on n’allume que lorsqu’il s’agit de conjurer de grandes catastrophes. Dans ces régions, la venue du jour a été saluée avec des soupirs de satisfaction.

Ainsi que nous l’avons dit, le phénomène devait commencer à 3 h. 35 environ pour finir à 4 h. 35. Ces chiffres étaient donnés hier encore par le professeur Kobold, de l’observatoire de Kiel. Or, le soleil se levait ce matin à Paris à 4 h. 13. Nos astronomes, en tenant les chiffres de M. Kobold pour exacts, n’avaient donc qu’une vingtaine de minutes pour étudier le phénomène.Néanmoins, ils étaient tous à leur poste dès huit heures hier soir. Ils y sont restés pendant toute la nuit, scrutant le ciel, sondant les espaces éthérés, cherchant à découvrir, à la minute historique, de quoi sont composées ces voyageuses célestes qui ont tant fait travailler les imaginations; mais hélas ! ceux que nous avons consultés jusqu’à présent n’ont rien découvert. Espérons que les astronomes des autres pays, notamment ceux d’Extrême-Orient qui étaient autrement mieux placés que les nôtres pour faire ces études, auront été plus heureux.

Le Temps – 20 mai 1910

 

Source : http://cpascans.canalblog.com/archives/2010/01/19/16561808.html