Nuit étoilée à Belle Île en Mer

La magnifique île bretonne est un endroit particulier pour observer et photographier le ciel étoilé !

Dans la journée, de nombreuses randonnées sur les sentiers côtiers permettent d’admirer un magnifique panorama depuis les falaises, passant par de jolies criques aux eaux turquoise, et de magnifiques plages. Louer un vélo, électrique pour ceux qui ne sont pas habitués car le relief est bien présent, est un très bon moyen pour découvrir les petites merveilles de l’île. Une voiture est cependant conseillée pour les escapades de nuit !

Car dès la tombée de la nuit, Belle Île en Mer est un “paradis” pour découvrir le ciel ! A part un peu d’éclairage public dans les 4 principales bourgades, aucun lampadaire à l’horizon ! Quelques grosses chandelles sont cependant à éloigner de notre champ de vision : eh oui ! Nous sommes sur une île, et il y a des phares qui balayent l’horizon de leurs puissants faisceaux lumineux !

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Mais le ciel est d’une qualité exceptionnelle, la Voie Lactée traverse la voûte céleste du Nord au Sud, majestueuse. J’ai même réalisé un panoramique depuis la falaise près des aiguilles de Port Coton, avec le Grand Phare de Belle Île à 500 mètres au Nord, laissant passer son faisceau près de 4 fois dans le champ pour chacune des 21 poses de 20 secondes ! Le résultat est saisissant. Les lueurs oranges à l’Est sont liées à la Lune qui se lève.

Ensuite, de belles compositions sont possibles avec la lune gibbeuse qui se lève et éclaire l’horizon, tandis que le phare éclaire vivement un premier plan



Nous pouvons vous proposer un séjour spécial astronomie et astrophotographie sur Belle-île.

N’hésitez pas à nous contacter à terre.constellee@griters.com

 

Chroniques d’un safari de la piste aux étoiles au Kenya – deuxième partie

Voici la suite du périple de Jean-Baptiste au Kenya (Si vous voulez relire la première partie )

Après 2 courtes heures de sommeil, nous avons rendez-vous avec le lever du Soleil ! Les jardins qui bordent le lac Baringo devant nos lodges sortent de l’ombre et la nature se réveille.

Le chant des oiseaux emplit l’espace environnant d’une multitude de sons enchanteurs dans une belle ambiance Africaine.

Après une collation, nos guides nous rejoignent. Nous prenons l’escalier qui descend à l’embarcadère, pour rejoindre le bord du lac. Des barques à moteur nous attendent pour un safari photo.

La faune aviaire est particulièrement riche sur les rives de ce lac situé à 1000 mètres d’altitude. Les eaux poissonneuses apportent une nourriture abondante tout au long de l’année. Nous pouvons l’approcher dans les meilleures conditions grâce à la parfaite connaissance du milieu naturel qu’ont nos guides. Ils savent où les trouver et comment s’en approcher sans les déranger ni les effrayer.

Cormorans d’Afrique, Crabiers chevelus, Guêpiers, Hérons Goliath, Jacala, Ombrettes Africaines, Pygargues Vocifer, Tisserins du Nil et autres Pic Alcyone peuplent tous les recoins !

Puis au détour d’une berge, un Crocodile du Nil se réchauffe au Soleil ! Un peu plus loin, un autre passe à quelques encablures de notre barque, nullement impressionné par le ronronnement du moteur qui tourne à bas régime…Les pêcheurs ne semblent nullement impressionnés par la présence de ces prédateurs et vaquent à leurs occupations, immergés jusqu’à la ceinture !

Le cliquetis des appareils photo rivalise avec le chant des oiseaux ! Nous progressons ainsi pendant plus de 3 heures à la recherche de nombreuses autres espèces

En effet, bien que le début du séjour, c’est à dire les 5 jours passés à Baringo soient orienté sur les activités de nuit, la découverte du ciel sous l’équateur, et la photographie des paysages nocturnes, il est inconcevable de venir au Kenya sans profiter de la richesse de sa faune !  La formule est souple et chacun gère ses activités en fonction de ses préférences et de son besoin de sommeil !

Un exposé suivi d’un débat est proposé aux participants

De retour en fin de matinée, nous profitons d’un excellent déjeuner préparé par l’équipe locale, puis prenons un peu de repos avant de repartir !

Nous voilà donc en route pour un nouveau tour de barque et profiter de l’activité animale revenue avec la baisse de la température et le coucher du Soleil. Une curiosité nous est mentionnée par notre guide : malgré une sévère sécheresse qui sévit depuis quelques années, le niveau de l’eau est monté de 8 mètres ! Provoqué par des mouvements tectoniques dans cette région de la Vallée du Rift, les sources souterraines sont modifiées. Tous les lodges situés sur les anciennes rives ont dû être déplacés, et certaines structures restent les pieds dans l’eau… La faune a aussi dû s’adapter à ses profondes modifications, pour le plus grand bonheur des Hippopotames !.

 

Le Soleil se cache derrière de gros cumulus annonciateurs d’orages pour la soirée, mais après un dîner très convivial, la nuit sera belle et remplie d’étoiles et de planètes… Ce sera l’objet de la troisième partie de cette chronique

 

 

Si vous voulez relire la première partie

 

 

Chroniques d’un safari de la piste aux étoiles au Kenya – première partie

Je suis en compagnie d’Olivier Sauzereau pour accompagner un groupe de 8 personnes sur les bords du lac Baringo, où se trouve le Nyota Observatory.

 

Nous sommes arrivés en début d’après-midi de Nairobi. En ce 10 juin, la route nous fait traverser l’équateur pour revenir dans l’hémisphère nord. Passant ainsi de l’automne au printemps ! La veille, c’est en avion que nous avons traversé cette ligne dans l’autre sens pour nous rendre au Kenya en changeant de saison aussi ! Et les quelques kilomètres de piste qui mènent au lodge nous ouvrent les portes de ce havre de paix. Les seuls sons que nous entendons sont le chant des  oiseaux ! Pas une voiture à des kilomètres à la ronde, ni un avion dans le ciel…

En soirée, l’orage éclate… Une bonne pluie fait retomber la poussière et le ciel est zébré d’éclairs. Seule lumière dans le noir profond de la nuit. Puis tout se calme, et en fin de repas la pluie cesse. Les nuages se disloquent, laissant présager d’une belle nuit sous un ciel fraîchement lavé ! La nuit est douce et c’est en tee-Shirt que nous sommes accueillis par le chant des oiseaux nocturnes, des insectes et le grognement des hippopotames dans le lac tout proche.

Le ciel est encore menaçant, mais une lueur étrange perce les nuages d’un noir d’encre, comme si la Lune voulait s’inviter, alors que son fin croissant ne se lèvera que dans quelques heures. Aucune lumière artificielle à l’horizon hormis quelques ampoules éparses éclairant les rares habitations à l’horizon. Il faut dire que le site bénéficie de l’action de Tony et Sylvie Crocetta qui ont œuvré auprès des villageois pour préserver la qualité du ciel nocturne. Quelques habitations sont signalées par un éclairage rouge préservant notre vision nocturne, et aucune habitation ne possède d’éclairage extérieur. Les lumières du Lodge sont éteintes dès la fin du repas et les gardiens nous accompagnent sur les chemins à la lampe de poche pour retrouver nos chambres.

Puis quelques trouées se distinguent. Et nous voyons distinctement la lueur qui nous a tant intrigués : la Voie Lactée ! Étincelante, éclairant le sol à rendre l’éclairage totalement inutile pour nos déplacements, contrastant de façon époustouflante avec la noirceur des nuages dont aucune lumière du sol ne vient éclairci la base !

Nous restons là… béats, admiratifs. Le silence s’impose devant ce merveilleux spectacle de la Nature.

Puis nous immortalisons ces moments en faisant quelques clichés… 10 à 30 secondes suffisent à enregistrer cette féerie et mettre en valeur les couleurs du ciel

Nous ouvrons l’observatoire et poursuivons jusqu’au bout de la nuit

Et pendant le séjour, le planétaire ne serait pas en reste !

 

Vers la deuxième partie

La Voie Lactée au Château de Mourao – Portugal

Pendant notre voyage au Portugal du 22 au 25 octobre 2017, nous avons eu la chance de pouvoir photographier la Voie Lactée dans l’enceinte du Château de Mourao. Cela fait partie du programme de nos formules 4 et 7 jours au Portugal. Le site est entièrement privatisé et ouvre une fenêtre extraordinaire sur le ciel depuis l’intérieur des murailles fortifiées.

La technique utilisée: l’appareil photo est monté sur une tête panoramique, une tête rotative et un pied photo. Cette dernière permet de positionner l’objectif au point nodal, ce qui évite les défauts de parallaxe entre chaque champ de la photo. Il faut mettre le pied bien de niveau et prévoir un recouvrement de 25 à 30% de chaque image.

Tête panoramique motorisée Gigapan Epic Pro

J’ai effectué les champs photo sur 2 hauteurs pour capter la Voie Lactée jusqu’au zénith.

L’appareil utilisé est un Canon 5DIII à 3200 ISO, poses de 20 secondes avec un zoom Tamron 24/70mm positionné à 24mm et ouvert à 2.8. Enregistrement des images au format Raw.

Les images ont ensuite été traitées dans Lightroom pour retirer le vignettage, ajuster la balance des blancs et régler la luminosité, puis assemblées dans PTGui avant les retouches finales dans Photoshop.

 

 

Connaissez-vous la lumière cendrée ?

La lumière cendrée de la lune 

Avez-vous remarqué que quand la lune présente un croissant, nous voyons très bien la partie non éclairée par le soleil ! On appelle cela la lumière cendrée. Mais qu’est-ce que c’est vraiment ?

Il faut imaginer que si l’on était sur la face visible de la lune, sur la partie où il fait nuit, on verrait la Terre dans la phase complémentaire de la lune que nous voyons depuis la Terre. Donc quand on voit un fin croissant de lune, depuis la cette dernière la Terre est presque « pleine »… et comme elle semble 13 fois plus grosse en surface, elle éclaire fortement la lune, beaucoup plus que la pleine lune éclaire nos nuits. Car en plus, la Terre renvoie environ 35% de la lumière du soleil, alors que la lune 7%. On appelle cela l’albedo. La Terre semple donc 65 fois plus lumineuse vue depuis la lune que l’inverse, pour une phase identique.

Et une partie de cette lumière de la Terre (7%) est réfléchie par la surface de la lune et nous revient… on voit donc notre reflet sur la lune comme dans un miroir qui ne serait pas bien teinté !

 

vidéo proposée par : Dominique Joubert

Photo panoramique de la Voie Lactée

Tous ceux qui ont contemplé la Voie Lactée ont un jour essayé d’en faire une image en souvenir !

Mais ce n’est pas si facile ! Elle traverse la moitié du ciel et il faut un très grand champ…

Une solution consiste à utiliser une tête panoramique et faire plusieurs images qui se chevauchent, à l’horizontale et à la verticale, et de les assembler avec un logiciel qui compose des panoramas.

J’ai donc utilisé une tête panoramique  Bushman Gobi, sur rotule Yeti, montés sur un pied photo bien mis à l’horizontal au préalable. J’ai monté mon APN équipé d’un intervalomètre.

Avec un peu de persévérance, le résultat est à la hauteur de mes attentes:

Les images ont été corrigées du vignettage et traitées avec Lightroom. Ensuite, l’assemblage a été réalisé avec PTGui. J’ai utilisé Photoshop pour régler la superposition de certains calques, notamment pour bien faire apparaître le personnage et les étoiles principales des constellations.

Panoramique de la Voie-Lactée

 

Qu’est ce qu’un amas globulaire

Un amas globulaire est un amas d’étoiles très dense. On y compte en général une centaine de milliers d’étoiles et le plus gros d’entre eux, Oméga du centaure, visible uniquement depuis l’hémisphère sud, en compte plus d’un million !

Ces étoiles sont regroupées dans un « petit » volume… quand même une centaine d’années-lumière !

Pour donner une idée, si la Terre orbitait autour d’une étoile située dans un amas globulaire, le ciel de nuit serait constellé de milliers d’étoiles plus brillantes que Sirius, la plus brillante des étoiles visible depuis la Terre ! Et en supposant que l’on soit au centre de l’amas, elles seraient uniformément réparties tous les degrés  (un degré représente 2 fois le diamètre de la lune à l’œil nu sur la voute céleste), illuminant de mille feux la nuit qui ne serait plus noire !

Les amas globulaires orbitent autour de la Voie lactée et sont à priori uniformément répartis. Cependant, seuls 150 sont visibles depuis la Terre car les autres sont masqués par les poussières du disque galactique.

Vu depuis la Terre, Oméga du centaure est visible à l’œil nu et occupe une surface équivalente à la Lune ! M13, un des mieux placés pour les habitants de l’hémisphère nord n’est visible que très faiblement dans un très bon ciel de campagne et occupe le quart du disque lunaire. En effet il est distant de 22000 années-lumière !  Mais un télescope de 200 mm de diamètre en révèlera toute la splendeur.

Qui de l’œuf ou de la poule ?  Les amas globulaires sont essentiellement composés de vielles étoiles géantes, du même âge que la Voie Lactée, soit plus de 10 milliards d’années ! On ne sait pas si elles sont nées de cette dernière ou si les amas globulaires sont plus anciens et ont participé à sa formation …

Dans le ciel en juin 2017

L’été arrive et les nuits deviennent très courtes : il faut attendre 23h30 à Paris pour que le ciel soit noir !

Qu’y a-t-il à observer en ce moment ?

Jupiter est encore bien visible au sud-ouest : c’est l’astre le plus brillant dans la constellation de la Vierge. De simples jumelles permettent d’observer le ballet de ses 4 principaux satellites.

La comète C2015 V2 Johnson est passée au plus près du Soleil le 12 juin. Elle est visible sous le Bouvier en début de nuit encore quelques jours. Il faut des jumelles pour distinguer son noyau nébuleux et un début de queue.

Sous un bon ciel de campagne, la Voie Lactée d’été resplendit sdu sud dans le Sagittaire jusqu’au Nord dans Persée. C’est dans le Cygne qu’elle est la plus marquée.

Saturne devient visible toute la nuit dans le bas de la constellation d’Ophiuchus (entre le scorpion et le Sagittaire. Les anneaux sont à leur ouverture maximum. Une simple lunette astronomique permet de les découvrir

Pour ceux qui disposent d’instruments plus puissants, la période est idéale pour découvrir de nombreux amas globulaires. Pour citer les principaux : M13 et M92 dans Hercule, M5 dans le Serpent, M3 dans le Bouvier, M10, M12, M14 dans Ophiuchus, M4 dans le Scorpion et M22 dans le Sagittaire.

A bientôt pour de prochaines actualités

Observer Jupiter

Jupiter est la plus grosse planète du système solaire avec un diamètre de 11 fois celui de la Terre !

Il est passé à l’opposition (à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre) en avril à un peu plus de 600 millions de kilomètres. Dans sa course autour du Soleil, notre planète qui fait un tour en un an, a dépassé Jupiter qui en met 11 ! Nous nous éloignons donc et il faut en profiter, car  dès le mois de juin, les observation seront plus difficiles.

La première chose à observer sont les bandes nuageuses sombres qui encerclent la planète, ainsi que le ballet de ses 4 principaux satellites découverts par Galilée en 1610. Avec un peu de chance, ou en regardant des éphémérides, vous pourrez suivre l’ombre des satellites sur le disque, leurs transits devant la planète, ou leurs eclipses et occultations.

Avec un télescope de 200 mm de diamètre, vous découvrirez la Grande Tâche Rouge. Elle permet de mettre en valeur la rotation rapide de l’atmosphère qui fait un tour en 9h55 !!!

Jupiter est visible plein sud au début de la nuit dans la constellation de la Vierge. Il est facile à reconnaître car à part la Lune, c’est l’astre le plus brillant dans le ciel du soir.

Le ciel profond

En astronomie, les objets du ciel profond sont les objets du ciel nocturne autres que ceux du Système solaire (les planètes, les comètes et les astéroïdes), les étoiles simples et les étoiles multiples.

Sont visibles à l’œil nu la Voie Lactée, quelques amas d’étoiles comme les Pléiades, le double amas de Persée ou l’amas de la crèche, la galaxie d’Andromède et la nébuleuse d’Orion par exemple.

Pour les observer dans de meilleures conditions, l’emploi de jumelles ou d’un instrument d’astronomie est nécessaire.

Ils sont répertoriés dans des catalogues comme celui de Messier (M1, M2…) ou le New General Catalogue (NCC 1203 par exemple). Les principaux sont positionner sur des cartes du ciel que l’on trouve dans le commerce, afin de les repérer.