Nuit étoilée à Belle Île en Mer

La magnifique île bretonne est un endroit particulier pour observer et photographier le ciel étoilé !

Dans la journée, de nombreuses randonnées sur les sentiers côtiers permettent d’admirer un magnifique panorama depuis les falaises, passant par de jolies criques aux eaux turquoise, et de magnifiques plages. Louer un vélo, électrique pour ceux qui ne sont pas habitués car le relief est bien présent, est un très bon moyen pour découvrir les petites merveilles de l’île. Une voiture est cependant conseillée pour les escapades de nuit !

Car dès la tombée de la nuit, Belle Île en Mer est un “paradis” pour découvrir le ciel ! A part un peu d’éclairage public dans les 4 principales bourgades, aucun lampadaire à l’horizon ! Quelques grosses chandelles sont cependant à éloigner de notre champ de vision : eh oui ! Nous sommes sur une île, et il y a des phares qui balayent l’horizon de leurs puissants faisceaux lumineux !

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Mais le ciel est d’une qualité exceptionnelle, la Voie Lactée traverse la voûte céleste du Nord au Sud, majestueuse. J’ai même réalisé un panoramique depuis la falaise près des aiguilles de Port Coton, avec le Grand Phare de Belle Île à 500 mètres au Nord, laissant passer son faisceau près de 4 fois dans le champ pour chacune des 21 poses de 20 secondes ! Le résultat est saisissant. Les lueurs oranges à l’Est sont liées à la Lune qui se lève.

Ensuite, de belles compositions sont possibles avec la lune gibbeuse qui se lève et éclaire l’horizon, tandis que le phare éclaire vivement un premier plan



Nous pouvons vous proposer un séjour spécial astronomie et astrophotographie sur Belle-île.

N’hésitez pas à nous contacter à terre.constellee@griters.com

 

Chroniques d’un safari de la piste aux étoiles au Kenya – première partie

Je suis en compagnie d’Olivier Sauzereau pour accompagner un groupe de 8 personnes sur les bords du lac Baringo, où se trouve le Nyota Observatory.

 

Nous sommes arrivés en début d’après-midi de Nairobi. En ce 10 juin, la route nous fait traverser l’équateur pour revenir dans l’hémisphère nord. Passant ainsi de l’automne au printemps ! La veille, c’est en avion que nous avons traversé cette ligne dans l’autre sens pour nous rendre au Kenya en changeant de saison aussi ! Et les quelques kilomètres de piste qui mènent au lodge nous ouvrent les portes de ce havre de paix. Les seuls sons que nous entendons sont le chant des  oiseaux ! Pas une voiture à des kilomètres à la ronde, ni un avion dans le ciel…

En soirée, l’orage éclate… Une bonne pluie fait retomber la poussière et le ciel est zébré d’éclairs. Seule lumière dans le noir profond de la nuit. Puis tout se calme, et en fin de repas la pluie cesse. Les nuages se disloquent, laissant présager d’une belle nuit sous un ciel fraîchement lavé ! La nuit est douce et c’est en tee-Shirt que nous sommes accueillis par le chant des oiseaux nocturnes, des insectes et le grognement des hippopotames dans le lac tout proche.

Le ciel est encore menaçant, mais une lueur étrange perce les nuages d’un noir d’encre, comme si la Lune voulait s’inviter, alors que son fin croissant ne se lèvera que dans quelques heures. Aucune lumière artificielle à l’horizon hormis quelques ampoules éparses éclairant les rares habitations à l’horizon. Il faut dire que le site bénéficie de l’action de Tony et Sylvie Crocetta qui ont œuvré auprès des villageois pour préserver la qualité du ciel nocturne. Quelques habitations sont signalées par un éclairage rouge préservant notre vision nocturne, et aucune habitation ne possède d’éclairage extérieur. Les lumières du Lodge sont éteintes dès la fin du repas et les gardiens nous accompagnent sur les chemins à la lampe de poche pour retrouver nos chambres.

Puis quelques trouées se distinguent. Et nous voyons distinctement la lueur qui nous a tant intrigués : la Voie Lactée ! Étincelante, éclairant le sol à rendre l’éclairage totalement inutile pour nos déplacements, contrastant de façon époustouflante avec la noirceur des nuages dont aucune lumière du sol ne vient éclairci la base !

Nous restons là… béats, admiratifs. Le silence s’impose devant ce merveilleux spectacle de la Nature.

Puis nous immortalisons ces moments en faisant quelques clichés… 10 à 30 secondes suffisent à enregistrer cette féerie et mettre en valeur les couleurs du ciel

Nous ouvrons l’observatoire et poursuivons jusqu’au bout de la nuit

Et pendant le séjour, le planétaire ne serait pas en reste !

 

Vers la deuxième partie

Un ticket (gratuit) pour l’Espace avec SpaceBus France

Interview avec Tabatha Sauvaget – Présidente de l’association « SpaceBus France »

 

Cet été, le Bus de l’Espace sillonnera le Sud de la France, il ne faudra pas rater son passage pour monter à bord.

Le principe de SpaceBus est d’aller vers un large public pour partager le savoir et la vulgarisation scientifique de façon ludique et gratuit. Dans l’organisation de SpaceBus France, on retrouve une équipe de bénévoles et une quarantaine de professionnels de l’astronomie.

A l’origine,cette idée et le concept de SpaceBus viennent du Sénégal. Il s’agit d’une création de Monsieur Maram Kaire, Président de l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie.  En organisant la première édition en 2015, les organisateurs avaient invité des chercheurs de l’observatoire de Paris à y participer et rejoindre l’équipe de 40 personnes déjà en place. Ce qu’ils ont accepté et  ont rejoint cette première édition dès la 6em étape, dans la ville Diourbel. Une autre édition a vu le jour au 2016 au Maroc. La force de cette idée est d’être itinérante et d’aller sur le passage des gens. Le grand public rencontre des chercheurs professionnels et également des astronomes amateurs qui partagent leur savoir.

Tabatha Sauvaget (Docteure en Astrophysique), Raphaël Peralta (Docteur en Astrophysique) et Diane Bérard (Docteure en Astrophysique) ont participé à l’édition Marocaine en tant qu’animateurs scientifiques et ont été très touchés par cette expérience. Avec Maya Sauvaget, diplômée d’une licence de Gestion des Organisations de l’Economie Sociale et Solidaire et très attachée aux valeurs d’engagement sociétal, de solidarité et d’égalité face au savoir, ils lancent alors tous les quatre le projet « SpaceBus France » en novembre 2017, accompagnés également de nombreux bénévoles qui participent à l’élaboration de l’événement.

Les talents et les différentes compétences, de la famille et des amis, sont sollicités pour agencer le Bus en espace didactique, des volontaires du service civique Unis-Cité apportent également leur aide aux conceptions graphiques et aux réalisations vidéo. Tous ont l’ambition d’un projet enrichissant pour l’égalité du savoir au travers de contacts humains de proximité. Peu à peu, leur rêve devient une réalité et ils obtiennent le parrainage de scientifiques et d’astronautes de renoms : Mme Claudie Haigneré, Monsieur Jean-Fançois Clervoy, Monsieur Jean-Louis Heudier et Madame Sylvaine Turck-Chièze (également présidente de l’association Femmes et Sciences). L’aventure ne fait que commencer !

 

Le SpaceBus propose différentes activités :

Un « escape game » (avec une participation de 2€) de 15 mn pour 6 personnes dont le « pitch » est un voyage de la Lune vers Mars (à partir de 7 ans voire plus jeunes si accompagnés des parents). Sans rien dévoiler du scénario, chacun aura son rôle à jouer dans cette simulation de voyage spatial. L’immersion sera totale et promet de nombreuses émotions ! Rassurez-vous une préparation au pilotage est prévue avant le décollage et un débrief en fin de séance permettra à chacun de partager ses ressentis et complétera l’expérience pédagogique.

Autour de la navette, de nombreux stands gratuits proposeront différentes animations : la découverte du Système solaire et la compréhension des échelles de l’Univers. Les mythes dans les sciences et l’exemple de films de science-fiction. La conquête spatiale dans une démarche interactive. La pollution lumineuse sous la forme d’une exposition. Les animateurs installeront des télescopes pour observer le soleil en journée et les planètes le soir. Un stand de réalité virtuelle mettra à disposition plusieurs casques pour visualiser le premier film en 360° tourné dans l’Espace par Thomas Pesquet dans la Station Spatiale Internationale. Les différents stands permettront de répondre à un quizz afin de nous confronter à nos propres connaissances sur l’astronomie et à ce que nous aurons appris durant l’évènement. L’association tient particulièrement à mettre en avant les femmes qui ont fait avancer les sciences et les découvertes car malheureusement, beaucoup pensent encore que les sciences sont réservées au genre masculin.

 

Ce qu’espère Tabatha et l’équipe de « SpaceBus France » c’est que chaque journée s’achève avec des discussions et des débats entre scientifiques et le grand public curieux de connaissances. Le partage du savoir, casser les idées reçues, débloquer l’autocensure sur les sciences sont autant de motivations à cette tournée du « SpaceBus France ».

La tournée est programmée du 31 juillet au 24 août 2018 et le programme est ambitieux. – Ne ratez pas votre ticket pour l’espace cet été !

 

Cliquez sur l’image ci-dessous pour en savoir plus

itinéraire 2018

 

 

 

 

 

Une comète avec les Pléiades

Le photographe Tom Masterson a remporté l’APOD (Astronomy Picture of the Day de la NASA ) ce 12 février 2018 avec cette magnifique prise à proximité des Pléiades. La comète C / 2016 R2 a été détectée dès septembre 2016 par le télescope PanSTARRS. Mais les apparences sont trompeuses car le célèbre amas est loin en en arrière-plan alors que la comète traverse le système solaire interne.  La comète, surnommée R2, est un bloc de glace en provenance du système solaire externe. Il lui faut plus de 10 000 ans pour arriver à proximité de notre étoile. La Nasa a calculé une période orbitale de plus de 20 000 ans. Elle arbore actuellement une longue queue d’ion dominée par la lumière bleue témoignant de la présence d’une quantité anormalement élevée de monoxyde de carbone ionisé. La comète PanSTARRS se déplace vers le haut de l’image et est visible à travers un petit télescope. Elle s’estompe à mesure qu’elle s’éloigne de la Terre, même si elle atteindra son point le plus proche du Soleil au début du mois de mai.

Septs Soeurs et Mille Etoiles

Depuis des siècles, les étoiles qui ont donné leur nom à l’amas des Pléiades ont fasciné les hommes. Dans la plupart des cultures sur Terre, elles sont à l’origine de légendes, contes et autres récits. De la Grèce Antique à l’Égypte, en Perse comme en Chine ou en Inde. Mais également auprès des Aborigènes d’Australie, des amérindiens ou des peuplades en Polynésie. Initialement et longtemps transmis oralement, ces mythes sont également très présents dans toutes les formes d’art.

Nébuleuse California et les Pleiades

Nébuleuse California et les Pleiades

Les Pléiades comptent parmi les premières étoiles mentionnées en littérature. Elles apparaissent dans des textes chinois datant d’environ 2 350 avant J.-C. On trouverait même leur présence sur « le Disque de Nebra ».

 L’amas des Pléiades a servi de point de repère pour la navigation des marins et de calendrier pour les paysans. Au Nouveau-Mexique, les Indiens Zuñi les appelaient les “Étoiles-Graines”. D’autres civilisations pensaient que ces étoiles étaient les sept mères originelles de toute vie sur Terre. Chez les Komo (Haut-Zaïre) les Pléiades sont un panier de machettes et annoncent le temps d’aiguiser ces outils pour le défrichage des champs. Les anciens Incas vénéraient les Pléiades : un appartement dans le temple du Soleil de Cuzco leur était dédiées.

The Pleiades – Elihu Vedder

Dans la mythologie grecque, les Pléiades sont sept sœurs, filles du Titan Atlas, qui portait le Monde sur ses épaules, et de l’Océanide Pleione. Filles de l’eau, elles sont tout naturellement associées à l’élément aquatique : lacs, rivières, sources, océans, mers, mais aussi pluie, grêle, neige, glace. Il se pourrait que leur nom aurait pour origine un très ancien mot grec signifiant naviguer. On raconte que les sept sœurs étaient les compagnes virginales d’Artémis. Les Pléiades sont également les sœurs des Hyades et se sont unies à des dieux engendrant diverses lignées royales comme Sparte ou Troie.

 

Maïa l’ainée et mère d’Hermès est célèbre pour son immense beauté. C’était pourtant une femme timide et réservée qui préférait la solitude en vivant recluse dans une caverne. En latin, le nom Maïa veut dire « mère » tout en étant synonyme de « nourricière », les Romains en firent leur déesse du printemps et donnèrent son nom au mois de mai. La mythologie grecque faisait d’Alcyone (ou Halcyone) la plus puissante des sept sœurs. Signalons qu’à une certaine époque Maïa brillait avec plus d’éclat que les autres jusqu’à ce que ce soit le tour d’Alcyone. Durant les jours d’Alcyon elle veillait sur les marins rendant la mer calme et sans danger. Atrope (ou Stérope), en raison d’un éclat assez faible de son étoile, est traditionnellement présentée comme la plus fragile des sept sœurs. Céléno (ou Célaéno), comme Astérope, brille moins que les autres et signifie « sombre ». Elle eut de nombreux enfants, parmi lesquels la Chimère de son union avec le Titan Prométhée. Électre est connue pour être la troisième étoile la plus brillante de l’amas et a donné naissance à Dardanus le premier Roi de la ville de Troie. Taygète est solitaire et vivait dans les montagnes comme sa sœur Maïa. Mérope, la benjamine, est la dernière étoile à avoir été détectée par les astronomes, son faible éclat la rendant invisible à l’œil nu.

Dance of the Pleiades – Ramon van der Ven

Un jour pourchassées avec leur mère par les chasseur Orion qui s’émerveilla de leur beauté, elles implorèrent Zeus de les sauver. Ce dernier les métamorphosa en colombes (péléiadès) et elles furent ensuite placées dans le ciel dans un amas stellaire. Au passage, le roi des dieux aurait d’ailleurs donné naissance à plusieurs enfants en s’unissant à trois des sept sœurs. Il est intéressant de noter que dans le ciel la constellation du Taureau (forme sous laquelle se présente souvent Zeus aux mortels) est placé entre les Pléiades et la constellation d’Orion.

Position des Pléiades depuis Paris le 13 janvier vers 20h00

Position des Pléiades depuis Paris le 13 janvier vers 20h00

Une autre version raconte que désespérées de la mort de leurs sœurs les Hyades elles se donnèrent la mort, et furent changée en étoiles.
En fait on ne voit que six étoiles dans le ciel car l’une d’entre elles, Mérope, se cacha de honte d’avoir épousé un mortel contrairement aux autres qui s’unirent à des Dieux. D’autres auteurs pensent que l’étoile cachée serait Électre, à l’origine de la lignée des Troyens, pour ne pas assister aux malheurs de sa famille lors de la chute de Troie. Cet amas d’étoiles est situé dans la constellation du Taureau où elles forment ce qu’on appelle aujourd’hui l’astérisme des Pléiades. Les parents des Pléiades font également partie de cet amas.

Il existe aussi une autre version moins courante où les Pléiades seraient les filles d’une reine des Amazones et leurs noms sont différents de la version ci-dessus.

Les Hindous ne comptent que six Pléiades. L’histoire dit que les conjointes, Krttika, des sept sages Richis vivaient autrefois dans la grande maison de Sapta Riksha (qui correspond à la constellation de la Grande Ourse) où brillent encore leurs maris. Six des Krttika se sont laissé séduire par le dieu du feu Agni et à la suite de quoi elles furent chassées pour vivre là où elles se trouvent aujourd’hui. Seule Aroundhati, la vertueuse épouse, mérita de demeurer aux côtés de son mari Agastya : ces étoiles sont Alcor et Mizar bien entendu ! L’apparition des pléiades en hiver est l’occasion d’une fête du sud-est de l’Inde connue en tamoul sous le nom de Karthikai Deepam. Cette fête célèbre la naissance du dieu Karthikeya plus connu sous le nom de Muruga. La fête de Karthikai Deepam veut que des lampes à huiles soient allumées dans les maisons et les temples lors de la nuit des pléiades.

The Wise men and the Seven Sisters

Au nord de l’Australie, les groupes ethniques aborigènes les nommaient les « Yung garmurra » (Esprits de l’eau). Les sept sœurs étaient appréciées pour leur magnifique beauté. Leur père Dunia fut transformé en crocodile pour réfréner ses pulsions incestueuses. C’est grâce à une cape de cristal qu’elles brillent avec tant de splendeur. Une autre légende aborigène intègre les sept sœurs dans la création du monde : Le Créateur, Jindoo-le Soleil, a envoyé deux hommes Esprits, Woddee Gooth-tha-rra, pour façonner la Terre. Ils venaient de l’autre bout de la Voie Lactée. Ils ont façonné les collines, les vallées, les lacs et l’océan. Quand ils avaient presque terminé leur travail, Jindoo le Créateur a envoyé sept sœurs, étoiles de la voie lactée, pour embellir la terre avec des fleurs, avec des arbres, avec des oiseaux, des animaux. Sur Terre, la plus jeune des sœurs est tombée amoureuse des deux hommes Esprits. Le Créateur, Jindoo le Soleil, les avait avertis que si une telle chose arrivait, elle ne pourrait pas revenir dans la Voie Lactée. Après leur travail, six des sœurs sont retournées à leur place. Les deux hommes et la femme sont restés ici sur Yulbrada la Terre. Leurs pouvoirs spéciaux ont été enlevés quand ils sont devenus mortels. Ils ont créé les coutumes et le peuple Aborigène. C’est pourquoi les gens du désert ont une telle connaissance et un tel respect des étoiles dans l’univers.

Observé depuis le centre de l’Australie, le groupe d’étoiles Pléiades s’élève au-dessus de l’horizon peu après le coucher du soleil et garde une trajectoire basse. C’est peut-être pour cette raison que ce petit groupe d’étoiles prend une importance supplémentaire, car il semble se lancer à la surface de la Terre et faire son voyage à proximité. Dans cette autre histoire des sept sœurs par les  aborigènes, le groupe d’étoiles sont encore des sœurs. L’étoile du matin est un homme amoureux des sept sœurs. Il décide de les poursuivre à travers le ciel nocturne. Les sœurs fuient cet homme qui veut prendre l’une des soeurs pour femme. Elles traversent la terre, puis d’une colline escarpée elles s’élancent dans le ciel pour tenter de s’échapper. Mais l’homme de Jakamarra suit les sœurs dans le ciel, voyageant sous la forme d’une étoile dans la ceinture d’Orion.

Japingka – Aboriginal Art

La Tour du Diable dans le Wyoming est un monolithe naturel de 386 mètres situé dans le Nord-Est du Wyoming. C’est un lieu sacré pour la tribu Kiowa. Un jour, sept jeunes sœurs qui jouaient le long de la rivière furent soudainement attaquées par un ours géant. Invitées par l’esprit d’une souche d’arbre elles se réfugièrent dessus. Effrayées par l’ours, elle demandèrent au Grand Esprit Wakan Tanka de les protéger.Celui-ci fit grandir la souche pour la transformer en une véritable montagne. Mais la bête sauvage continuait à griffer les flans en y laissant de grandes cicatrices encore visibles actuellement. Et plus l’ours grattait la paroi avec ses griffes et plus la montagne grandissait jusqu’à finalement projeter les sept jeunes filles sur la voûte céleste.

La Légende Kiowa des sept soeurs

La Légende Kiowa des sept soeurs

Dans la culture japonaise, les Pléiades portent le nom de « Subaru », synonyme d’unité. C’est pour cela que la marque automobile nippone arbore un sigle étoilé car elle résulte de la fusion de plusieurs firmes. A noter que le logo de la firme japonaise « Subaru » arbore que six des sept étoiles de l’amas

Logo de la marque Japonaise Subaru

Enfin, Alphonse Daudet nous apprend que les bergers provençaux l’appelaient La Poucinièro (la Poussinière). Un texte qui s’appelle « Les étoiles » dans une des Lettres de mon Moulin. « Un peu plus bas, toujours vers le Midi, brille Jean de milan, le flambeau des astres (Sirius). Sur cette étoile-là, voici ce que les bergers racontent. Il paraît qu’une nuit Jean de Milan, avec les Trois Rois et la Poussinière (la Pléiade), furent invités à la noce d’une étoile de leurs amies. La Poussinière, plus pressée partit dit-on la première, et prit le chemin haut. Regardez-là, là-haut, tout au fond du ciel. Les Trois Rois coupèrent plus bas et la rattrapèrent ; mais ce paresseux de Jean de Milan, qui avait dormi trop tard, resta tout à fait derrière, et furieux, pour les arrêter, leur jeta son bâton. C’est pourquoi les trois rois s’appellent aussi le Bâton de Jean de Milan… »

Les Pléiades, ou amas Messier 45, sont un amas ouvert d’environs un millier étoiles qui s’observe depuis les deux hémisphères, dans la constellation du Taureau sur une étendue de 2° (environs 4x le diamètre apparent de la Lune). Une douzaine d’entre elles sont visible à l’œil nu. Il existe un débat concernant l’exactitude de la distance de l’amas à la Terre. Cette distance, selon les différents instruments et techniques utilisés, pourrait être estimée à environ 440 années-lumière.
L’âge de l’amas est estimé à 100 millions d’années. Leur magnitude apparente est comprise entre +2,86 et +5,44, et est accessible à l’œil nu.Grâce à la forte magnitude des étoiles le composant, cet amas est visible à l’œil nu dans le ciel d’automne. Il est situé dans la constellation du Taureau à proximité de l’axe formé par les étoiles : Sirius – Ceinture d’Orion – Aldébaran. On distingue rapidement 5 étoiles, puis, au fur et à mesure que l’œil s’accommode, d’autres étoiles apparaissent. Ainsi, jusqu’à 10-11 étoiles sont visibles si les conditions météo sont bonnes.
Avec des jumelles, on obtiendra bien plus d’étoiles. C’est de cette manière que l’amas donnera le plus de satisfaction. Avec des télescopes plus puissants ou avec un champ plus étroit, seule une partie de l’amas sera visible.

JB Feldmann – Les Pleiades, joyaux du Dark Sky au Portugal

Astérope a la particularité d’être une étoile double.
Les premières photos de l’amas révèlent un nuage de poussière autour des étoiles.
Cette nébuleuse réfléchit la lumière de ces étoiles, situées à proximité ou à l’intérieur.
Cette nébuleuse n’est pas un reste du nuage de poussière originel qui a donné naissance aux Pléiades. En effet, les deux objets n’ont pas la même vitesse apparente. L’amas aura croisé ce nuage sur son chemin.La nébuleuse ne se dévoile véritablement qu’en astrophotographie.

De récents calculs démontreraient que l’astéroïde interstellaire Oumumua, qui a défrayé la chronique en Octobre 2017, est peut-être né autour d’une étoile liée à l’amas des Pléiades.

 

Sources :

 Lucinda Riley – The seven sisters / Wikipedia / Cosmovision / Mythologica / Futura Sciences / Japingka / Dreamtime.net

La première Pleine Lune de l’année est aussi la plus grosse

Cette nuit, du 2 janvier 2018, aura lieu la plus grosse Pleine Lune de cette toute nouvelle année. Notre satellite naturel sera au périgée, c’est à dire au plus proche de la Terre, avec une distance d’environ 357 000 kilomètres de distance. La Lune tourne autour de la Terre en formant une ellipse. Pour cette raison, la distance de la Terre à la Lune varie entre 356 410 kilomètre et 406 740 km.

Comme l’astre Sélène sera au plus proche de la Terre, le disque de ce dernier semblera un peu plus grand mais pour être tout à fait honnête, ce phénomène n’est pas perceptible à l’œil nu contrairement à ce que les médias voudraient nous faire croire à chaque “Super Lune”. Par ailleurs,  la Lune n’est pas plus grosse au lever ou au coucher : ce sont les référents terrestres qui lui donnent cette illusion.

Il y aura le 31janvier une seconde pleine Lune surnommée «Lune Bleue», un terme qui n’a aucun lien avec sa couleur mais du fait d’avoir dans le même mois deux Pleines Lunes. Le terme de « lune bleue » est une transcription de l’expression « blue moon ». L’expression « once in a blue moon » signifie dans la langue de Shakespeare « tous les trente-six du mois » pour désigne un évènement assez rare. Le terme anglais “Blue moon” (lune bleue) pourrait être une déformation du terme français “double lune”. Des anglophones auraient pris le mot double” pour “the blue” en anglais. Mais rien n’est vraiment sûr !

Cette seconde Pleine Lune se conjuguera avec une éclipse totale qui ne sera malheureusement pas visible en Europe.

Le n°90 d’Astrosurf et Terre Constellée !

Astrosurf.com est un site entièrement dédié à la pratique de l’Astronomie ! Depuis de nombreuses années Jean-Philippe Cazard, au travers de sa société Axilone, met à disposition différents outils à la disposition des astronomes amateurs. 

Il propose de l’hébergement gratuit pour que chacun puisse crée un site internet dédié à l’astronomie.

Un forum de discussion, www.astrosurf.com , récemment remis à neuf, vous permet une fois enregistré et connecté de participer aux discussions existantes,  utiliser la messagerie privée, répondre aux petite-annonces, accéder à la rubrique téléchargements, gérer votre profil et bien plus encore.

Mais Astrosurf c’est également un Magazine de qualité qui s’adresse à tous les astronomes amateurs, du débutant au passionné, qui pratiquent ou envisagent de pratiquer l’Astronomie. Observation, construction d’instruments, tests d’instruments, trucs et astuces, astrophotographie, imagerie numérique, tels sont quelques-uns des thèmes qui sont abordés au fil des numéros.

Au cours des dernières années, le nombre d’abonnés d’Astrosurf-Magazine a connu une constante augmentation, confortant dans l’idée qu’il y a une place pour un magazine entièrement dévolu à la pratique de l’astronomie. Le numéro 83 de novembre-décembre marque le changement avec une nouvelle maquette, une pagination largement augmentée et une place plus importante consacrée aux objets du ciel et aux instruments pour les observer.Le numéro 85 voit la pagination augmenter pour passer à 116 pages par numéro, afin d’intégrer une galerie d’image très attendue par les lecteurs.

Deux cédéroms, en option, sont édités chaque année. Ils permettent de diffuser des documents (dossiers, vidéos, logiciels, etc) qui seraient trop volumineux pour être publiés dans la revue elle-même.

Dernier numéro paru : Numéro 90 le 22 décembre 2017 / Prochain numéro à paraître : Numéro 91

Il ne faut pas oublier les nombreux ouvrages autour de l’Astronomie qui sont édités par Axilone et disponible au travers de la Librairie

Le numéro 90 d’Astrosurf-Magazine de ce mois de décembre 2017 met en avant deux articles qui nous concerne directement : le premier, rédigé par Jean-Baptiste Feldmann, est un compte rendu de son voyage en notre compagnie au Portugal en Octobre 2017 lors de sa rencontre avec l’astrophotographe Miguel Claro.

 

Le second est un article où nous avons eu l’opportunité de présenter nos activités auprès de la communautés des astronomes amateurs francophones qui, sans aucun doute, lisent le magazine Astrosurf.  Cliquez sur le numéro pour lire l’article.

Un très grand merci à Jean-Philippe Cazard d’avoir éclairé la communauté des astronomes amateurs astronomes sur nos activités !

 

Les Personnages d’Halloween dans la nuit !

A l’origine, il y a 3000 ans, Halloween était une fête celte irlandaise célébrant la fin de l’année (Samain ou Samhain).
En octobre, les nuits deviennent plus longues et les mythes racontent que les fantômes en profitaient pour rendre visite aux vivants. Alors pour se prémunir de l’arrivée des fantômes, les celtes avaient plusieurs rituels dont celui de porter des costumes terrifiants pour les effrayer. Ce sont les immigrés irlandais qui ont apporté la tradition d’Halloween aux Etats-Unis.

En ciel nocturne et profond, les astronomes ont également imaginé des figures et des formes qui rappellent les personnages traditionnels d’Halloween :

IC 2118 est une nébuleuse par réflexion d’intensité lumineuse très faible. Cette nébuleuse est aussi connue, à cause de son profil, sous le nom de nébuleuse de la Tête de Sorcière. Elle est située dans la constellation de l’Éridan, non loin de l’étoile Beta Orionis (Rigel) de la constellation d’Orion. C’est d’ailleurs cette étoile qui l’éclaire. Cette nébuleuse a été découverte par l’astronome germano-britannique William Herschel en 1786
IC63

Magnitude faible
Nébuleuse diffuse très pâle et indistincte. Elle est d’ailleurs surnommée “Le fantôme”.
Objet difficile à voir car noyé sous un flot d’étoiles, seuls les gros instruments lumineux pourront voir cette nébuleuse accompagnée par IC 59, qui est encore moins distincte que celle-ci.

NGC 6960, également appelée nébuleuse du Balai de Sorcière, est une nébuleuse constituée de gaz ionisé et de poussière située à environ 1 400 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne. Elle constitue la portion des Dentelles du Cygne appelée Petite Dentelle.
Une analyse des images prises par le télescope spatial Hubble indique la présence de sulfure d’oxygène et d’hydrogène.
NGC 7380, ou nébuleuse du Sorcier, est un amas ouvert situé à environ 8 000 années-lumière de la Terre dans la constellation de Céphée. Découvert par Caroline Herschel en 1787, l’amas s’étend sur environ 100 années-lumière.
Sh2-129, également connue sous le nom de nébuleuse de la chauve-souris en vol (Flying Bat Nebula), est une nébuleuse en émission de type région HII située à environ 1 300 années-lumière (al) de la Terre dans la constellation de Céphée.
La nébuleuse du Petit Fantôme, ou NGC 6369, est une nébuleuse planétaire située à environ 1,089 kpc (∼3 550 a.l.) de la Terre dans la constellation d’Ophiuchus. Découverte par William Herschel au XVIIIe siècle, elle est ronde et relativement pâle, d’où son nom

 

Sources des  textes : Wikipédia

La Voie Lactée au Château de Mourao – Portugal

Pendant notre voyage au Portugal du 22 au 25 octobre 2017, nous avons eu la chance de pouvoir photographier la Voie Lactée dans l’enceinte du Château de Mourao. Cela fait partie du programme de nos formules 4 et 7 jours au Portugal. Le site est entièrement privatisé et ouvre une fenêtre extraordinaire sur le ciel depuis l’intérieur des murailles fortifiées.

La technique utilisée: l’appareil photo est monté sur une tête panoramique, une tête rotative et un pied photo. Cette dernière permet de positionner l’objectif au point nodal, ce qui évite les défauts de parallaxe entre chaque champ de la photo. Il faut mettre le pied bien de niveau et prévoir un recouvrement de 25 à 30% de chaque image.

Tête panoramique motorisée Gigapan Epic Pro

J’ai effectué les champs photo sur 2 hauteurs pour capter la Voie Lactée jusqu’au zénith.

L’appareil utilisé est un Canon 5DIII à 3200 ISO, poses de 20 secondes avec un zoom Tamron 24/70mm positionné à 24mm et ouvert à 2.8. Enregistrement des images au format Raw.

Les images ont ensuite été traitées dans Lightroom pour retirer le vignettage, ajuster la balance des blancs et régler la luminosité, puis assemblées dans PTGui avant les retouches finales dans Photoshop.

 

 

Article de Presse – Les Mystères de la Science

Nous avons eu l’excellente surprise de découvrir un article sur nos activités dans le

numéro 15 du trimestriel “Les Mystères de la science – Les essentiels”.

Même si ce numéro a été publié en Août 2017, nous ne pouvions pas nous empêcher de le partager avec vous.

Par ailleurs, n’hésitez pas à vous procurer cet exemplaire très documenté si vous souhaitez débuter ou progresser

en Astronomie et en Astrophotographie.