Le Jour de la Nuit

Samedi 14 octobre 2017,
Eteignons les lumières, rallumons les étoiles !

Ouvert à toutes et tous, le Jour de la Nuit est une manifestation nationale de sensibilisation à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé, coordonnée par l’association Agir pour l’Environnement.
Depuis 9 ans, l’événement rassemble une multitude d’acteurs (collectivités locales, associations, gestionnaires d’espaces naturels et citoyens) qui organisent des manifestations et animations dans les territoires, pour sensibiliser le grand public et les collectivités territoriales aux conséquences de la pollution lumineuse. L’année dernière, le Jour de la Nuit a été réalisé en partenariat avec un collectif de 25 structures, et plus de 500 manifestations ont été organisées en France grâce à la mobilisation de plus de 350 collectivités et 140 organisations.

Le Jour de la Nuit, c’est donc une façon de (re)découvrir la biodiversité nocturne et de retrouver le plaisir d’observer le ciel étoilé, tout en interpellant les collectivités et les citoyens pour attirer l’attention sur les conséquences de la pollution lumineuse. En rejoignant cette grande action festive et participative, les différents acteurs s’impliquent dans une grande marche vers la préservation de l’environnement, de la nuit et de la biodiversité tout en luttant contre le gaspillage énergétique.
Depuis sa première édition en 2009, le Jour de la Nuit a pu impulser des réflexions locales et voir des conséquences positives et durables dans les territoires. Plusieurs communes participantes ont ainsi engagé des diagnostics de leur éclairage public, leur permettant de mettre en place des actions concrètes pour réaliser des économies d’énergie et de communiquer auprès d’un public de plus en plus sensibilisé.
Pour en savoir plus sur les manifestations dans votre région :

http://www.jourdelanuit.fr/

Où sont les Etoiles ? Voyage aux USA

Le parcours d’un Photographe qui s’éloigne des villes à la recherche de ciel sans pollution lumineuse.

Asif Islam, photographe de 34 ans installé à  Palo Alto dans l’état de la Californie aux USA, s’est posé la question “Où sont les étoiles ?” Il a fait un voyage de Los Angeles jusqu’au désert du Grand Bassin. Nous rendre compte, à travers ses différents time lapses, de l’évolution de la qualité du ciel quand on s’éloigne des villes.

A noter qu’il a très peu traité ses images afin de préserver au mieux les écarts de lumières d’un site à l’autre. C’est pour cette raison qu’il y a, entre autre, du vignettage sur les clichés.

 

Voici ses commentaires (traduits de l’anglais) qui accompagnent sa vidéo :

Ceci est un court-métrage que j’ai réalisé pour montrer comment la pollution lumineuse peut affecter la vue du ciel nocturne. Je vous fais voir comment la vue de la Voie Lactée s’améliore progressivement à mesure que la pollution lumineuse diminue (de Los Angeles au désert du Grand Bassin). Voyager et photographier à différents niveaux d’impact de la pollution lumineuse était un défi. En outre, j’étais surtout seul dans certains endroits, ce qui est un peu effrayant en raison de la présence de la faune (ours, lion de montagne, serpent). Malgré le défi, j’ai été impressionné par la beauté du ciel nocturne dans des zones très peu polluées.

La plupart d’entre nous vivent sous un ciel très pollué, et certaines personnes n’ont jamais vu la Voie lactée. Pendant une panne de courant en 1994, les résidents de L.A. ont appelé les secours lorsqu’ils ont vu la voie lactée pour la première fois. Bien que nous ne puissions pas imaginer des villes telles que L.A. ou New-York sombres à la tombée de la nuit, nous pouvons  déjà limiter la pollution lumineuse, en particulier le halo lumineux des villes. La lueur du ciel est le résultat de la lumière dirigée vers le haut au lieu d’être dirigée là où elle serait utile: vers les rues et les maisons. Malheureusement, la plupart du temps, les lumières artificielle d’une ville ne servent à rien. Nous avons perdu notre connexion avec le ciel nocturne. C’est par l’observation du ciel que les Hommes ont bâti des merveilles comme Stonehenge, les pyramides de Gizeh ou encore le calendrier maya. Ce ciel que nous regardons, apaise nos vies surmenées et nous rend plus ouvert, plus réfléchi. L’astronome Neil de Grasse Tyson a dit: “Quand vous regardez le ciel nocturne, vous réalisez à quel point nous sommes petits dans le cosmos”, “C’est une sorte de réinitialisation de votre ego. Se priver de cet état d’esprit, volontairement ou involontairement, c’est ne pas vivre pleinement ce que c’est que d’être humain.”

Ingénieur informaticien chez Google, Asif a commencé la photographie il y a 5 ans comme un passe-temps qu’il a pu lier avec les voyages, son deuxième hobby. En explorant la planète au cours des dernières années, il s’est efforcé à immortaliser et à partager la beauté du monde. Ses images de voyages incluent des paysages, la nature, des scènes urbaines et la faune.

Peu à peu, il y a 3 ans, il s’est lancé dans l’astrophotographie.  Activité pour le moment principalement faite aux Etats-Unis. Il souhaiterait à l’avenir voyager en Europe, en Afrique, en Nouvelle-Zélande et en Amérique du Sud pour se consacrer à l’astrophotographie.

 

Pour en savoir plus sur Asif Islam

Internet : https://asif-islam.pixels.com/

Facebook : https://www.facebook.com/photography.asif/

Instagram : https://www.instagram.com/asif.photography/

 

Est-ce que ça tourne rond là-haut ?

La folle Histoire du Système Solaire

“Après avoir déclassé Pluton, avons-nous découvert une neuvième planète dans notre Système solaire  ? Pourquoi Mars est-elle aussi petite  ? Quel formidable bestiaire d’objets cosmiques se trouve au-delà de l’orbite de Neptune  ? Où la vie extraterrestre pourrait-elle bien se cacher  ? Le Soleil mourra-t-il dans d’atroces souffrances ou s’éteindra-t-il paisiblement  ?
Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, fait le point sur le Système solaire, guidée par les scientifiques rencontrés au gré de son enquête, comme Hélène Courtois, Claudie Haigneré ou encore Roland Lehoucq. Grâce aux télescopes sur Terre et aux sondes spatiales Voyager, Cassini-Huygens, New Horizons et autres Rosetta, le portrait s’affine mais il reste encore de nombreuses énigmes à élucider.”

Le ton de cet ouvrage est résolument humoristique mais ne passe pas à côté de la rigueur scientifique. Florence Porcel s’est documentée de manière sérieuse et complète auprès des grands scientifiques d’aujourd’hui. Une lecture pour se détendre tout en découvrant les différentes facettes de notre Système Solaire.

 

  • Relié: 176 pages
  • Editeur : Dunod (20 septembre 2017)
  • Collection : Hors collection
  • Auteur : Florence Porcel

 

Disponible à la Maison de l’astronomie – Monde de l’observation

La Voie Lactée : Mythes et Réalités

La Voie Lactée, cette bande brillante et blanchâtre qui traverse le ciel nocturne et qui a toujours impressionné les hommes.

C’est le plus vaste objet visible la nuit. La voie lactée s’observe sans Lune et sans pollution lumineuse. Cette trainée d’étoiles qui traverse le ciel sur 360° est notre Galaxie. Cette bande blanchâtre est due à la grande quantité d’étoiles dont les lumières s’additionnent les unes aux autres. D’ailleurs, où que l’on regarde de nuit, toutes les étoiles que nous apercevons à l’œil nu font partie de la Voie Lactée.

 

Nos ancêtres imaginaient voir en elle une rivière ou un chemin : « Fleuve » des Arabes, « Rivière de lumière » des Hébreux, « Lit du Gange » dans la tradition sanscrite, reflet du Nil pour les Egyptiens. Pour les chinois, la Voie lactée est un “fleuve céleste”. Le 7 juillet est l’occasion pour les japonais de célébrer Tanabata Matsuri, la fête des amants des étoiles. Cette fête est issue de la légende Sino-nipponne. C’est la rencontre entre Orohime la Tisserande céleste (Vega) et Hikoboshi le gardien de troupeaux (Altaïr), deux “étoiles” séparées par la voie lactée.  Ils peuvent se retrouver une fois par an grâce à un groupe de pies célestes qui forment une passerelle provisoire avec leurs ailes au-dessus de la Voie Lactée , sur laquelle les amants se retrouvent.

 

Pour les Tahitiens, la Voie lactée est représentée par un bras de mer où nagent les étoiles assimilés à des poissons célestes. Wodliparri  c’est le nom que lui donne les Aborigènes d’Australie, c’est à dires les habitations le long de la rivière. Les Maoris visualisent un canoë Waka : Orion en proue, le scorpion à l’arrière, la constellation de la croix du Sud est l’ancre et enfin Alpha et Beta du Centaure forment la corde d’amarrage.

Les Amérindiens d’Amérique du Nord imaginent les étoiles étant les feux de camp allumés. La Voie lactée est une allée céleste que peuvent emprunter les âmes des morts… Selon le mythe Navajo racontant les origines de la Voie lactée on retiendra celle du Dieu Noir inventeur du feu disposant les étoiles précisément une à une de manière ordonnée sur le ciel jusqu’à ce que le Coyote, symbole de la mort, attrapa le sac du Dieu Noir et jeta toutes autres étoiles d’un coup dans le ciel, ce qui créa la Voie Lactée. Les peuples baltes nomment la Voie Lactée « le chemin des oiseaux ». Ils avaient en effet observé que les oiseaux s’en servaient lors des migrations. Ils avaient remarqué que le retour de la constellation du cygne en été coïncidait avec le retour des cygnes sur leurs territoires.

La Voie Lactée prendra son nom de la mythologique grecque. Héraclès (Hercule en latin) est le fils de Zeus et de Alcmème, une mortelle humaine. Héraclès étant donc également mortel, il devait pour obtenir l’immortalité être nourri du lait de Héra l’épouse légitime de Zeus. Discrètement, Zeus fit placer son jeune Héraclès encore bébé dans le lit où Héra s’était endormie. Héraclès lui téta le sein de façon trop hardie. Héra se réveilla et le repoussa en voyant un enfant qui n’était pas le sien. Le lait de la déesse jaillit dans le ciel en y laissant une longue trainée blanchâtre : la Voie Lactée.

L’Origine de la Voie lactée (Pierre Paul Rubens)

 

En 1750, l’astronome anglais Thomas Wright fut le premier à imaginer que la Voie Lactée serait  un ensemble aplati d’étoiles. Un observateur, sur Terre placé à l’intérieur de la Voie Lactée, la verrait comme une bande lumineuse traversant de part en part le ciel. En 1755, Emmanuel Kant mit en avant l’idée que la Voie Lactée est un disque plat constitué d’étoiles liées par la gravité. En 1914, Grâce à l’astronome américain Harlow Sharpley nous connaissons les dimensions de la Voie Lactée. Depuis son poste d’observation au Mont Wilson, Il put annoncer que le diamètre de la Voie Lactée avoisine les 100.000 années-lumière et confirma que le Soleil n’était pas en son centre.

Aujourd’hui, il est admis que la Voie lactée se compose d’un centre et d’un disque galactique constitué de bras en spirale, le tout entouré d’un halo composé de vieilles étoiles et de grappes globulaires. Le centre de notre Galaxie, ou bulbe, a un rayon d’environ 10 000 années-lumière et est une concentration dense d’étoiles principalement anciennes. C’est dans le centre de la galaxie que se trouve une source de radio intense appelée Sagittarius A, probablement un trou noir supermassif. La présence de ce trou noir est remarquée par l’influence gravitationnelle exercée sur les étoiles environnantes. Le trou noir aurait une masse de plus de 4,1 millions de fois la masse du Soleil.

Autour du centre galactique, qui est aussi le centre de rotation de la Voie lactée, se présentent les quatre bras spiraux de la galaxie. Ils possèdent une concentration de gaz et de poussière interstellaires plus élevé que la moyenne galactique. Ce qui favorise les flambées d’étoiles c’est dire la naissance de ces dernières. Notre galaxie, la Voie Lactée, contiendrait entre 200 et 400 milliards d’étoiles, du gaz dans différentes phases (chaud et moléculaire) ainsi que de la poussière qui absorbe la lumière visible, ce qui explique les traînées sombres dans les parties les plus centrales de la Galaxie.

Le système solaire fait partie de la Voie Lactée. Notre Galaxie est dominée par son disque, une immense “assiette”. Etant à l’intérieur du disque, nous voyons celui-ci par la tranche. Notre système solaire, est positionné dans le bras d’Orion à une distance de 28 000 années-lumière du centre galactique. Ce bras fait le tour complet de la galaxie en 250 millions d’années. Depuis que la Terre existe, il y a 4,5 milliards d’années, elle aurait déjà effectué 20 ou 21 révolutions galactiques.

Mais saviez-vous que la Galaxie se déplace également à travers l’espace à la vitesse impressionnante de 800 000 km/h, soit environ 220 km par seconde ?

L’Etoile Polaire

L’astronomie a commencé sans lunette, ni télescope, ni jumelles. Le premier instrument utilisé par l’homme a été son œil. Ce dernier est idéal pour commencer à observer de nombreux phénomènes célestes : les Phases la Lune, les météores, les conjonctions entre planètes ou avec la Lune, les constellations, certaines comètes….

Le plus important lors d’une observation à l’œil nu, c’est de préserver ce dernier des lumières parasites et dérangeantes. A défaut d’aller à la campagne ou loin de la pollution lumineuse, mettez-vous dans votre jardin dans un endroit sombre.

La plupart du temps, comme s’il lisait une carte routière, un astronome se dirige d’étoile en étoile en suivant des chemins entre elles afin d’arriver à l’objet qu’il recherche. Recherchez la Grande Ourse vers le nord qui se reconnaît facilement à sa forme de “casserole”. En reportant cinq fois la distance des deux étoiles du bout de la casserole de la Grande Ourse, vers le haut du récipient, on trouve Alroukaba, l’autre nom de l’étoile Polaire.  A partir de la Polaire, on devine aisément la Petite Ourse qui a aussi une forme de casserole mais plus petite et de sens opposé à celle de la Grande Ourse. Malheureusement, en ville, seules les deux dernières étoiles (Kochab et Pherkad) sont bien visibles.

 La Terre tourne, et l’étoile Polaire est le prolongement de l’axe de rotation de la Terre. Les astrophotographes réalisent quelques fois des filés d’étoiles avec leurs appareils photographiques en direction de l’étoile polaire.

Cela met en évidence les étoiles « Circumpolaires » : nous avons l’impressions que les étoiles se déplacent autour de l’étoile polaire mais en réalité, il s’agit de la Terre qui tourne sur elle-même comme si nous étions sur un carrousel en mouvement. Du fait de son alignement avec l’axe de rotation, une étoile polaire est perçue comme immobile par un observateur situé sur la planète, tandis que les autres étoiles visibles semblent décrire un mouvement circulaire autour de l’étoile Polaire pendant la nuit. Les étoiles proches de la polaire ne se couchent jamais au-dessous de l’horizon pour la grande partie  des latitudes d’Europe. Plus vous vous situez près du Pôle Nord, plus la partie circumpolaire du ciel est grande.

En revanche, l’étoile polaire n’a toujours pas été l’étoile que nous observons en ce moment. L’axe de la Terre n’indique pas toujours la même direction dans le ciel car en plus de la rotation sur elle-même. notre planète a également un mouvement de précession semblable à celui d’une toupie mal lancée qui dure 26 000 ans.

Ainsi, le pôle Nord céleste change d’endroit au fil du temps. C’est actuellement a Umi (alpha Ursa Minor), ou l’étoile la plus brillante de la constellation de la petite Ourse qui a ce statut. Elle restera sur son trône pendant encore un milliers d’années avant de céder sa place à y Céphée (gamma cephée) aux alentours de l’an 4200.

Nombreuses civilisations avaient remarqué que les étoiles tournaient toutes autour d’une seule : l’étoile Polaire. L’empereur de Chine était nommé le pôle Nord, celui autour duquel tout tourne. Les Mongols l’imagine comme un piquet retenant les animaux qui tournent autour. Pour les Yakoutes, c’est le nombril du ciel. Surnommée l’étoile des mers, elle a guidé les Assyriens en mer il y a 3000 ans ainsi qu’à de nombreuses générations de marins

Pourtant, l’étoile polaire n’indique pas exactement le Nord, il y a en réalité à peu prêt 0,40° d’écart mais cela suffit largement pour obtenir une direction approximative et suffisante. Ce qui signifie que repérer l’étoile Polaire signifie bien repérer le nord.

Actuellement, c’est a Umi qui endosse le rôle d’étoile Polaire. C’est une supergéante huit fois plus massive que que le Soleil et 2000 fois plus lumineuse située à 430 années-lumière. En 1780 William Herschel découvre que c’était un étoile double. Les deux étoiles gravitent à 30 milliards de kilomètres l’une de l’autre (5 fois la distance Soleil/Pluton). Les équipe du télescope spatial Hubble découvrent en 2005 un troisième compagnon beaucoup plus proche et beaucoup plus petit que la deuxième étoile.

Si il y a une étoile au pôle nord, il devrait exister une étoile au pôle sud ? Malheureusement, en ce moment de l’histoire de la Terre son axe de rotation ne se prolonge pas en direction d’une étoile visible à l’œil nu. Même si Sigma Octantis est l’étoile la plus proche du Pôle Sud céleste avec une magnitude apparente de de +5, 42, et parfois désignée sous le nom de Polaris Australis ou étoile du Sud, Sigma Octantis n’a cependant qu’un éclat très faible, presque invisible à l’œil nu, ce qui limite son utilité pour déterminer le Sud (la constellation de la Croix du Sud remplit mieux ce rôle).

Il y a beaucoup de malentendu autour de l’étoile Polaire : Tout d’abord, confusion entre létoile Polaire et l’étoile du Berger. L’étoile du Berger n’est pas une étoile mais la planète Vénus. Ce nom lui est venu car les bergers pouvaient l’observer  le matin avant le lever du Soleil ou tôt le soir.
Ensuite on pense souvent  que de nuit, l’étoile Polaire est la plus brillante du ciel. Ce qui n’est pas le cas. C’est Sirius, visible en Hiver, qui est la plus brillante du ciel. A noter que d’autres objets, comme les planètes Jupiter et Vénus, peuvent devenir plus brillantes que Sirius.

 

Constellations & Civilisations

L’Histoire des civilisations disparues, à travers les vestiges conservés, prouve que les hommes ont toujours été fascinés par les étoiles. Ils s’interrogeaient déjà sur leur environnement et la pratique de l’astronomie est une nécessité vitale pour les civilisations humaines du passé.

Nos ancêtres étudiaient les cieux, ils ont vite constaté des événements récurrents et cycliques qui ont permis d’établir différentes mesures du temps. Les plus évidents sont les « les astres errants » : le Soleil, la Lune et les cinq planètes visibles à l’œil nu : Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne. Le Soleil c’est la journée, la Lune indique les semaines et les mois.

Les saisons sont marquées par l’apparition cyclique d’étoiles : certaines disparaissent et reviennent périodiquement car la course de 365 jours de la Terre autour du Soleil nous expose chaque nuit à un ciel différent. Cette révolution est une parfaite horloge de 1 an sur laquelle les hommes vont s’organiser.

Avec les astres, des civilisations anticipent leur environnement ce qui est un avantage considérable : migrations et chasses, saisons et cultures… Dans le Ciel, nos ancêtres relient les étoiles par des lignes imaginaires : ils dessinent les constellations y voyant des figures correspondant à des images familières, un bestiaire propre aux cultures de chaque continent. De nombreux archéologues qui étudient la préhistoire pensent que, derrière les points, les lignes, peut-être même certains dessins d’animaux des peintures rupestres, il y avait les représentations de constellations et de phénomènes célestes… Seraient ce les plus anciennes cartes du Ciel ?

Comme les autres phénomènes naturels, l’astronomie est liée au divin. Astronomie et Astrologie seront longtemps liés : tandis que l’astronome observe, étudie, référence et calcule, l’astrologue en expose ses interprétations. N’oublions pas les apparitions soudaines et inhabituelles d’astres comme les comètes ou les supernova qui seront des présages favorables ou défavorables aux guerres ou toutes autres décisions. C’est dans ces contextes que les différentes civilisations vont identifier des dieux, des héros, des monstres, des mythes avec les astres et les constellations. Des Histoires à ciel ouvert vont se raconter par tradition orale et écrite.

 

Main négative préhistorique de la grotte du Pech Merle, dans le Lot, en France.

Le Disque de Nebra : Il pourrait s’agir d’une représentation du ciel pour un observateur qui se serait situé en Allemagne il y a 3 600 ans.

En Chine, la Carte de Dunhuang est un atlas céleste découvert en 1900. L’étude a permis de conclure que l’atlas avec plus de 1300 étoiles date entre 649 et 684.

Perse : Qantoures – Constellation du Centaure Loup

 

Avec le logiciel de carte du ciel gratuit Stellarium, il est possible de voir les constellations de différentes civilisations  :

Les images ci-dessous ont été prises pour un même jour, même lieu et même direction :

Constellations occidentales et officielles

 

Peuple Ojibwe

Egypte ancienne

Biélorussie

Chine Impériale

Peuple indien Navajo

Roumanie

 

Il existe beaucoup de constellations appartenant à d’autres civilisations (dont celles de l’hémisphère sud). C’est un sujet passionnant propice à raconter des histoires propres à chaque culture. Autant de témoignages que l’Humanité a eu dans sa perception du ciel. Nous vous proposerons régulièrement des articles sur ces sujets.

Nos voyages Astrotourismes sont aussi l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes prêtes à raconter, parfois sous la forme de Contes, la vision du ciel de leurs Cultures.

Un beau Ciel en France

Quand la météo est clémente toute la nuit, c’est l’occasion de faire des timelapses : des clichés de plusieurs secondes de pauses

prises à intervalles régulières. Chaque image sera ensuite montée dans un film de 24 images par secondes.

Donc si un cliché a une pause de 30 secondes à laquelle on ajoute le temps entre les pauses de 2 secondes, la pause totale de la photographie est de 32 secondes.

Si le film fait 24 images par seconde, une seconde du film représente 24 images x 32 secondes de pause donc 468 secondes réelles

soit près de 8 minutes (Vous suivez ?)

Notre timelapse présenté ici fait 18 secondes soit environ 2h30 dans la réalité !

Time lapse à Valdrôme from Terre Constellee on Vimeo.

 

 

Jean-Baptiste Feldmann : Astrophotographe Poétique !

Parce qu’il propose de belles photographies de la nuit et parce qu’il présente différents sujets autour de l’Astronomie, il nous semble essentiel de vous présenter Jean-Baptiste Feldmann.

Jean-Baptiste n’est ni photographe, ni astronome, il est enseignant. Par contre, là où certains connaissent qu’une seule passion lui a su en allier deux : photographe et astronome amateur.
Il a découvert la photo et l’astronomie à l’âge de 15 ans. Il a même construit une lunette et différents télescopes. Logiquement, Jean-Baptiste s’est mis à réaliser des images astronomiques en plaçant un boîtier sur un télescope, mais il avait surtout envie de concilier les images du ciel et de la Terre. Peu à peu il s’est tourné vers la réalisation de paysages de nuit. « Paysages Célestes » sera le nom donné à un petit livre paru en 2011. Il se consacre principalement à la réalisation d’images célestes qui associent splendeurs du ciel nocturne et paysages terrestres. Des images souvent douces et pleines de charmes qui mettent en avant la beauté de la Terre et de son Ciel.

Primés à plusieurs reprises : D’abord en 2008, une image de la Lune réalisée en Bretagne a été primée au concours photo organisé par les éditions Belin pendant les Rencontres du Ciel et de l’Espace. En 2011 c’est la seconde place qu’il décroche dans la catégorie « Les hommes et le ciel » du concours « Astronomy photographer of the year » sur lequel sa compagne attrape la Lune avec un filet à papillons. En 2012 c’est en immortalisant un lever de Pleine Lune au-dessus du beffroi de Nuits-Saint-Georges qu’il gagne un challenge de la revue « Ciel et Espace ».

Ses images sont présentées dans différentes expos photos et sont régulièrement publiées dans des revues (Astrosurf Magazine…) ou sur des sites internet (Futura-Sciences, EarthSky, SpaceWeather…).

Jean-Baptiste tient un blog où vous retrouverez ses photographies et ses articles sur l’Astronomie !
C’est à travers des articles, des expositions photographiques et en les partageant sur les réseaux sociaux que ses images sont destinées à séduire le public. Les explications qui accompagnent ces clichés doivent permettre à chacun de s’approprier quelques bribes de connaissances en astronomie.

Sa devise « Faire rêver tout en instruisant »

http://blogs.futura-sciences.com/feldmann/