Saisir le mouvement du Ciel

Au carrefour entre la photo et la vidéo, le time-lapse est une technique pour réaliser une vidéo par le montage d’une série de photos. Le principe est le suivant : prendre des photos d’une scène à intervalle fixe et de façon régulière. Les clichés seront ensuite montés en un film de 24 images par secondes à l’aide d’un logiciel de montage vidéo.

 

Les résultats obtenus sont des vidéos dont le temps semble avoir été accéléré. La séquence finale durera quelques secondes alors que dans la réalité il faudrait des heures et des heures de vidéo. Cela permet de voir la dynamique d’évènements qui sont relativement lents dans le temps : le déplacement et les formes changeantes des nuages, déplacement des piétions en ville, la croissance d’une plante, une fleur qui s’ouvre en une journée, un fruit en décomposition, la construction d’un bâtiment et un sujet qui nous intéresse plus particulièrement : le déplacement des étoiles dans le ciel de nuit !…

Il est assez simple de réaliser un time-lapse, à condition de suivre quelques règles.

Par exemple pour réaliser cette vidéo, il a fallu 3 heures 30 de pauses et plus de 660 photos !

valdrome 2017 from Terre Constellee on Vimeo.

 

Le matériel

 

L’appareil photo. Il faut s’assurer que vous pouvez contrôler les paramètres de vue pour d’obtenir les meilleurs résultats. En Time lapse de nuit, il doit avoir la possibilité de prendre des photos avec de longs temps de pause.

Un intervallomètre est un accessoire qui se connecte sur l’appareil photo en mode bulbe et qui permet de déclencher automatiquement avec un intervalle de temps défini par l’utilisateur.
Cet fonction est parfois intégrée à certains boitier photo, si ce n’est pas le cas il est facile d’en trouver pour quelques dizaines d’euros sur les sites internet. Très pratique, il va vous permettre de définir l’intervalle entre chaque prise de vue.

Les cartes mémoire. La réalisation d’un time-lapse repose sur l’assemblage d’un nombre important de photos. Munissez-vous donc de plusieurs cartes mémoire ou d’une carte mémoire de grande capacité.

Un trépied : le trépied est essentiel en astrophotographie et prend toute son importance en time lapse : Le but est de stabiliser votre appareil photo pendant les prises de vue et sur la durée … Le choix d’un trépied est important : avec un bas de gamme, dans le meilleur des cas, votre matériel risque d’avoir une prise au vent fatale pour la qualité de vos prises de vue et si c’est le scénario catastrophe votre boitier et objectif tomberont sur le sol. Au passage, pensez à lester votre trépied (il y a souvent un crochet prévu à cet effet).

Les batteries. Rien de plus frustrant de ne plus avoir d’énergie pour finir la nuit. Ici aussi plusieurs solutions : avoir des batteries de secours, utilisation d’un grip, un coupleur vers secteur (bien que ce dernier soit quasi inutile en pleine nature),

Un ordinateur pour retoucher vos photos et les assembler en vidéo. Pas besoin d’investir, la plupart des ordinateurs de moyen de gamme d’aujourd’hui savent traiter le montage vidéo.

La technique de prise de vue :

La difficulté est de connaître le bon intervalle à choisir en fonction des conditions de prises de vue. Cela va dépendre de la vitesse de mouvement du sujet. Si vous avez des nuages qui se déplacent rapidement privilégiez un laps de temps assez court, (entre 1 et 3 sec.). Pour la voie lactée, une scène lente, vous pouvez monter à 30s de pose sans problèmes. Pour des plantes ou des constructions plusieurs heures voire plusieurs jours seront nécessaires.

Un peu de mathématique. Vous pouvez déterminer à l’avance la durée de votre vidéo. Pour cela, il vous suffit de connaitre le temps passer pour photographier et le temps de l’intervalle entre chaque cliché. Cet intervalle doit être supérieur au temps de pose de votre photo : si vous choississez de photographier la Voie Lactée avec 30 secondes, votre intervalle devra être supérieur à 30 secondes et il faudra prendre en compte le temps nécessaire à l’enregistrement de votre photo sur votre carte mémoire (entre 1 et 3 secondes). Ensuite, sachez qu’il faut, dans la mesure du possible, au minimum 24 images par secondes pour que l’œil humain et le cerveau « voient » bien une vidéo.

Vous voulez par exemple photographier la Voie Lactée pendant 2 heures soit 7200 secondes
Vous avez prévu un de 31 secondes entre chaque photo (30 secondes de pause et une seconde pour la carte mémoire), votre vidéo finale durera : 7200 / (31×24) = 9,7 s. 7200 secondes c’est aussi 7200 / 31 soit 232 clichés. Il est important de d’abord préparer l’intervalle de temps entre chaque photo ensuite vous pourrez définir la durée de la vidéo ou le temps dédié à la prise de vue. Il existe des logiciels sur Iphone ou Android pour préparer vos sessions et faire vos calculs.

Quelques astuces pour la prise de vue (surtout nocturne) Travaillez en mode RAW plutôt que jpg car les photos peuvent plus facilement se retoucher et rattraper les problèmes de balance des blancs par exemple. Le jpg est un mode où les clichés sont déjà compressés. L’inconvénient c’est le poids mémoire de chaque photo RAW. Choisissez de travailler en mode Manuel : bloquer, la vitesse, l’ouverture, l’ISO et la mise au point ! (Mise au point qui se fera au préalable sur une étoile en manuel et non en auto focus).Désactivez l’Auto Focus sinon l’appareil va chercher à faire la mise au point en permanence.
Pensez à économiser vos batteries en désactivant la prévisualisation des prises de vues sur l’écran, de plus cela fera de la pollution lumineuse en moins. Débrayez également la fonction anti bruit (qui génère du temps de calcul) et l’orientation automatique du paysage.

Le montage Vidéo :
Maintenant que vous avez vos 232 images, pensez à redimensionner vos photos pour gagner en vitesse d’exécution du PC, retouchez les images (chacune de la même façon !). Certains logiciels permettent d’automatiser ces actions. Assemblez les photos de manière chronologique pour créer votre vidéo. Vous pouvez aussi l’agrémenter d’une musique d’accompagnement. Il existe de nombreux logiciels permettant de réaliser le montage vidéo. Nous utilisons souvent le plus basique d’entre eux : Movie Maker de windows.

Time laps avancés : Beaucoup d’astrophotographes ajoutent un mouvement lent de l’appareil photo pendant les prises de vue soit en le fixant à une monture astronomique (comme dans notre vidéo) soit en utilisant un rail.

N’hésitez pas à partager ! Quelques soient vos résultats. Nous serons ravis de diffuser vos travaux

L’Etoile Polaire

L’astronomie a commencé sans lunette, ni télescope, ni jumelles. Le premier instrument utilisé par l’homme a été son œil. Ce dernier est idéal pour commencer à observer de nombreux phénomènes célestes : les Phases la Lune, les météores, les conjonctions entre planètes ou avec la Lune, les constellations, certaines comètes….

Le plus important lors d’une observation à l’œil nu, c’est de préserver ce dernier des lumières parasites et dérangeantes. A défaut d’aller à la campagne ou loin de la pollution lumineuse, mettez-vous dans votre jardin dans un endroit sombre.

La plupart du temps, comme s’il lisait une carte routière, un astronome se dirige d’étoile en étoile en suivant des chemins entre elles afin d’arriver à l’objet qu’il recherche. Recherchez la Grande Ourse vers le nord qui se reconnaît facilement à sa forme de “casserole”. En reportant cinq fois la distance des deux étoiles du bout de la casserole de la Grande Ourse, vers le haut du récipient, on trouve Alroukaba, l’autre nom de l’étoile Polaire.  A partir de la Polaire, on devine aisément la Petite Ourse qui a aussi une forme de casserole mais plus petite et de sens opposé à celle de la Grande Ourse. Malheureusement, en ville, seules les deux dernières étoiles (Kochab et Pherkad) sont bien visibles.

 La Terre tourne, et l’étoile Polaire est le prolongement de l’axe de rotation de la Terre. Les astrophotographes réalisent quelques fois des filés d’étoiles avec leurs appareils photographiques en direction de l’étoile polaire.

Cela met en évidence les étoiles « Circumpolaires » : nous avons l’impressions que les étoiles se déplacent autour de l’étoile polaire mais en réalité, il s’agit de la Terre qui tourne sur elle-même comme si nous étions sur un carrousel en mouvement. Du fait de son alignement avec l’axe de rotation, une étoile polaire est perçue comme immobile par un observateur situé sur la planète, tandis que les autres étoiles visibles semblent décrire un mouvement circulaire autour de l’étoile Polaire pendant la nuit. Les étoiles proches de la polaire ne se couchent jamais au-dessous de l’horizon pour la grande partie  des latitudes d’Europe. Plus vous vous situez près du Pôle Nord, plus la partie circumpolaire du ciel est grande.

En revanche, l’étoile polaire n’a toujours pas été l’étoile que nous observons en ce moment. L’axe de la Terre n’indique pas toujours la même direction dans le ciel car en plus de la rotation sur elle-même. notre planète a également un mouvement de précession semblable à celui d’une toupie mal lancée qui dure 26 000 ans.

Ainsi, le pôle Nord céleste change d’endroit au fil du temps. C’est actuellement a Umi (alpha Ursa Minor), ou l’étoile la plus brillante de la constellation de la petite Ourse qui a ce statut. Elle restera sur son trône pendant encore un milliers d’années avant de céder sa place à y Céphée (gamma cephée) aux alentours de l’an 4200.

Nombreuses civilisations avaient remarqué que les étoiles tournaient toutes autour d’une seule : l’étoile Polaire. L’empereur de Chine était nommé le pôle Nord, celui autour duquel tout tourne. Les Mongols l’imagine comme un piquet retenant les animaux qui tournent autour. Pour les Yakoutes, c’est le nombril du ciel. Surnommée l’étoile des mers, elle a guidé les Assyriens en mer il y a 3000 ans ainsi qu’à de nombreuses générations de marins

Pourtant, l’étoile polaire n’indique pas exactement le Nord, il y a en réalité à peu prêt 0,40° d’écart mais cela suffit largement pour obtenir une direction approximative et suffisante. Ce qui signifie que repérer l’étoile Polaire signifie bien repérer le nord.

Actuellement, c’est a Umi qui endosse le rôle d’étoile Polaire. C’est une supergéante huit fois plus massive que que le Soleil et 2000 fois plus lumineuse située à 430 années-lumière. En 1780 William Herschel découvre que c’était un étoile double. Les deux étoiles gravitent à 30 milliards de kilomètres l’une de l’autre (5 fois la distance Soleil/Pluton). Les équipe du télescope spatial Hubble découvrent en 2005 un troisième compagnon beaucoup plus proche et beaucoup plus petit que la deuxième étoile.

Si il y a une étoile au pôle nord, il devrait exister une étoile au pôle sud ? Malheureusement, en ce moment de l’histoire de la Terre son axe de rotation ne se prolonge pas en direction d’une étoile visible à l’œil nu. Même si Sigma Octantis est l’étoile la plus proche du Pôle Sud céleste avec une magnitude apparente de de +5, 42, et parfois désignée sous le nom de Polaris Australis ou étoile du Sud, Sigma Octantis n’a cependant qu’un éclat très faible, presque invisible à l’œil nu, ce qui limite son utilité pour déterminer le Sud (la constellation de la Croix du Sud remplit mieux ce rôle).

Il y a beaucoup de malentendu autour de l’étoile Polaire : Tout d’abord, confusion entre létoile Polaire et l’étoile du Berger. L’étoile du Berger n’est pas une étoile mais la planète Vénus. Ce nom lui est venu car les bergers pouvaient l’observer  le matin avant le lever du Soleil ou tôt le soir.
Ensuite on pense souvent  que de nuit, l’étoile Polaire est la plus brillante du ciel. Ce qui n’est pas le cas. C’est Sirius, visible en Hiver, qui est la plus brillante du ciel. A noter que d’autres objets, comme les planètes Jupiter et Vénus, peuvent devenir plus brillantes que Sirius.

 

Rendez-Vous à Paris !

Notre partenaire  Le Monde de l’Observation – La Maison de l’Astronomie met à notre disposition un espace de réunion dans ses locaux (Uniquement sur rendez-vous).

Si vous souhaitez nous rencontrer, contactez-nous 

par téléphone au 09 77 19 61 00 ou par mail terre.constellee@griters.com

en précisant bien vos date(s) et heure(s) souhaitée(s).

Nous reviendrons ensuite vers vous dans les plus brefs délais pour confirmation.

Le magasin est situé au  33 – 35, rue de Rivoli, 75004 Paris. Il est ouvert du mardi au samedi de 10h15 à 18h30

 

Le Ciel à L’Oeil Nu en 2018

La 16e édition de l’incontournable collection “Le Ciel à l’Oeil Nu” est disponible !
Depuis 15 ans, chaque année nous l’attendons avec impatience. “Le Ciel à l’Oeil Nu en 2018” de Guillaume Cannat
est en vente. C’est un ouvrage de référence pour tous les astronomes débutants ou avertis.
Page après page, on découvre les plus beaux phénomènes astronomiques des douze prochains mois.
Les pages sont admirablement illustrées par les plus grand astrophotographes du monde.
Tout a été réalisé pour facilité le plaisir de l’observation du ciel :
Des encadrés historiques et encyclopédiques sont mis en avant
Un Cahier Pratique regorge de conseils pour l’observation du ciel
Des QR codes servent à télécharger les cartes du ciel mais permettent également
d’accéder à des informations complémentaires.
Attention, ce n’est pas un livre de chevet .. Bien au contraire, il va vous inciter à sortir la nuit !
Vous pouvez vous le procurez auprès de notre partenaire “Le Monde de l’Observation”  en suivant ce lien
  • Relié: 144 pages
  • Editeur : AMDS-Edition
  • Collection : GUIDE ASTRO
  • Auteur : Guillaume Cannat

Photo panoramique de la Voie Lactée

Tous ceux qui ont contemplé la Voie Lactée ont un jour essayé d’en faire une image en souvenir !

Mais ce n’est pas si facile ! Elle traverse la moitié du ciel et il faut un très grand champ…

Une solution consiste à utiliser une tête panoramique et faire plusieurs images qui se chevauchent, à l’horizontale et à la verticale, et de les assembler avec un logiciel qui compose des panoramas.

J’ai donc utilisé une tête panoramique  Bushman Gobi, sur rotule Yeti, montés sur un pied photo bien mis à l’horizontal au préalable. J’ai monté mon APN équipé d’un intervalomètre.

Avec un peu de persévérance, le résultat est à la hauteur de mes attentes:

Les images ont été corrigées du vignettage et traitées avec Lightroom. Ensuite, l’assemblage a été réalisé avec PTGui. J’ai utilisé Photoshop pour régler la superposition de certains calques, notamment pour bien faire apparaître le personnage et les étoiles principales des constellations.

Panoramique de la Voie-Lactée

 

Applications Android et Astronomie

Aujourd’hui tout le monde (ou presque) possède un “smartphone”. Il en existe de toutes les gammes et pour toutes les bourses.

Véritable assistant des temps modernes dans de nombreux domaines, il trouve aussi son utilité sur le terrain des observateurs du ciel nocturne avec de nombreuses applications dédiées.

Attention cependant à l’autonomie des batteries : vous devrez souvent utiliser le GPS. Par ailleurs, l’écran est source de pollution lumineuse : baissez l’intensité au maximum et passez en “écran rouge” si l’application le permet. Nous conseillons, dans la mesure du possible l’alternative avec une carte du ciel. Néanmoins, il faut aussi vivre avec son temps.

Cet article a été rédigé avec des applications qui fonctionnent sur un Samsung S4, un modèle donc déjà ancien. Inutile donc d’investir dans du un appareil coûteux pour bénéficier de quelques outils utiles pour nos soirées d’observations et d’astrophotographie. Ce Samsung S4 fonctionne sous Android (mes excuses aux possesseurs d’Iphone ou Windows Mobile : vérifiez que les logiciels présentés ont une portabilité sur ces systèmes d’exploitation).

Je n’affirme pas que les logiciels présentés soient les meilleures applications qui soient mais ce sont ceux que j’utilise régulièrement. Ils couvrent les différents besoins d’un astronome amateur et d’un astrophotographe.

Les planétarium :

Pendant une nuit d’observation, j’utilise  “Mobile Observatory” (payant – pour débutants et avancé – En Français).

L’application comprend une carte du ciel zoomable temps réel qui vous indique le nom de l’objet. Elle vous fournit également une foule de renseignements supplémentaires détaillés sur les étoiles, les planètes, les objets du ciel profond, les pluies de météores, des comètes, les astéroïdes, les éclipses lunaires et solaires ainsi que des éphémérides détaillées de tous les objets du ciel.

Quelques Caractéristiques principales
– Carte du ciel zoomable et planétarium avec entre autre les astéroïdes ( au-dessus et au-dessous de l’horizon)
– Vue interactive du système solaire et vue de dessus
– Le mode direct ( dispositif de pointage sur ​le ciel et obtenir des informations sur ce que vous voyez )
– Calendrier avec les descriptions détaillées des événements célestes
– Enregistrer les événements célestes dans l’agenda de votre téléphone et définir une alarme de rappel
– Levé, maximum , et les temps de transit pour n’importe quel objet
– Position de n’importe quel objet dans le ciel (altitude et direction )
– Crépuscules , éphémérides

 

J’apprécie également l’utilisation de “Stellarium Mobile” (payant – débutant et avancé – En français)

Cette application est la version Android du célèbre logiciel pour PC : Il affiche à l’écran une carte du ciel telle que vous la verriez à l’oeil nu, aux jumelles ou avec un télescope.

– Une interface pour touch-screen très intuitive
– Intégration de la geo-localisation
– Pointage du ciel avec les accéléromètres
– Un catalogue de plus de 600,000 étoiles créant une carte du ciel zoomable
– Dessins et illustrations des constellations pour plusieurs cultures
– Voie lactée réaliste
– Paysage et atmosphère réaliste avec lever et coucher de soleil
– Rendu 3D des planètes principales du système solaire et de leurs satellites
– Un mode nuit (rouge)

 

Si les logiciels payants vous rebutent, il existe également des applications gratuites plus qu’honorables comme “Skymap”, “Carte du ciel” ou “SkEye” .

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà de ces planétarium, j’ai dans mon GSM … mon Smartphone, les applications suivantes :

« Webastro » : Cette application est issue de la communauté astronomique Webastro.net.

Elle reprend les informations utiles pour tout amateur d’astronomie :
– Actualités spatiales: Une sélection d’actualités du monde de l’astronomie.
– Ephémérides: Retrouvez les prochains événements célestes pour savoir quoi observer.
– Prévisions : Données météo spécifiquement adaptées aux besoins des astro amateurs.
– Club astro et associations : Webastro tient une liste actualisée des structures en France, Belgique et Suisse. Trouvez les plus proches de chez vous, ainsi que les informations nécessaires pour les contacter ou les rejoindre.
– Agenda des événements astro en France, Belgique et Suisse
– Petites annonces de matériel astro: Achats et ventes de matériel astro d’occasion, de l’oculaire au téléscope complet.
– Wapedia: Articles tutoriels pour l’astronomie amateur et l’astronomie générale, tests de matériels
– Astro-Quizz: Testez vos connaissances astro de manière ludique!
– Galerie d’images: Découvrez les images, photos des membres Webastro
– Suivi des discussions des forums Webastro

 

Pas d’astronomie sans une bonne prévision météo, il est parfois utile de consulter différentes applications

«Astro Panel », « CLEAR Outside » (Anglais et gratuits) et « Meteociel » (français et gratuit)

    

Des prévisions météorologiques pour les astronomes avec un accent sur la couverture nuageuse. Ces applications procèdent à des mises à jour régulières et votre emplacement est défini automatiquement par votre GPS ou entré manuellement.

 

J’utilise également des applications plus spécialisées pour pratiquer ma passion :

« Polar finder » (Anglais et gratuit) pour connaitre la position de l’étoile polaire afin de parfaire la mise en station de ma monture

« Heavens-Above » (Anglais et gratuit) qui vous indiquera avec précision les passages de l’ISS mais également des flashs d’iridium

« FOViewer NG » (Anglais et payant) Très utile en visuel comme en photographie, Entrez manuellement les caractéristiques de votre matériel : focale, barlow ou réducteur de champ, oculaire ou capteur  … et choisissez l’objet que vous souhaitez voir (Messier ou NGC). L’écran affichera alors une photo de l’objet dans un champ, ce qui vous indiquera un avant-goût de ce que vous allez observer.

« Plan it pro » (Anglais et payant) Une application tout en un très utile aux photographes. Parmis les fonctions que j’apprécie : vous obtenez sur une carte de type « Google Map » avec les heures et positions de lever/coucher de différents objets astronomiques (voie Lactée, Soleil, Lune …) Cela permet de préparer à l’avance vos « Nightscapes »

«Lightpollution » (version gratuite et français( Autre application tout en un mais qui, entre autres, va vous donner des informations sur la pollution lumineuse.

 

En conclusion, ceci n’est pas une liste définitive des applications existantes, il en apparaît chaque jour de nouvelles. Pour en avoir testé énormément, je peux également dire que nombreuses sont totalement inutiles et sont parfois même de pures escroqueries. Testez-en mais choisissez judicieusement et venez partager avec nous vos propres expériences au sujet des applications mobiles.

Nous vous offrons un voyage …

virtuel de l’infiniment petit à l’infiniment grand (et inversement) !

Grâce à cet outil “Les échelles de l’Univers” vous pourrez vous rendre compte très simplement de la taille de nombreux objets.

Rien de plus simple, rendez vous sur ce site http://htwins.net/scale2/lang.html .

Choisissez une langue et patientez un peu que cela se charge.

C’est à la fois bluffant et impressionnant !

Et vous, que pensez-vous de cet outils amusant et pédagogique ?

Les Cartes du Ciel

A l’ère du tout numérique et du smartphone, il existe de nombreux logiciels qui simulent le ciel à un endroit précis, à date et heure données.

Mieux, il suffit de pointer votre téléphone ou votre tablette dans une direction du ciel et vous aurez à l’écran les informations nécessaires.

Ils seront donc très pratiques pour vous accompagner lors de vos voyages et de reconnaître les objets du ciel : constellation, étoiles ….

Nous ferons certainement un billet sur le sujet.

Néanmoins, il est facile d’identifier les défauts : la durée de la batterie est limitée en raison de l’écran qui reste allumé et donc l’autonomie ne suffit pas à tenir sur une soirée d’observation. Par ailleurs, les écrans, même en “rouge” génèrent de la lumière donc de la pollution lumineuse. Enfin, quand il fait froid et que vous avez des gants, il n’est pas aisé de manipuler votre smartphone.

L’alternative reste donc la carte du ciel.  Il s’agit d’une carte imprimée sur un disque rotatif qui permet de repérer facilement les étoiles à n’importe quelle date de l’année et à toute heure de la nuit. Notre partenaire Stelvision propose des cartes qui s’utilisent en France métropolitaine, Belgique, Suisse, Québec, et en tout lieu de latitude comparable (entre 40° à 55° de latitude Nord environ).

En suivant le lien, vous obtiendrez un bon de réduction de 5% pour commander directement vos cartes du ciel ainsi que les autres articles du catalogue de Stelvision.

LIEN

Bonnes promenades nocturnes !

 

La magnitude

La magnitude apparente est une unité de mesure pour classer les objets célestes par ordre de luminosité.

Plus la valeur est élevée, plus l’objet est difficilement discernable.

La limite de magnitude à l’oeil nu est environ de 6.

Ensuite les instruments et la photographie permettront d’atteindre des magnitudes plus élevées.

Quelques exemples :

  • Magnitude apparente du Soleil : -26,7
  • Magnitude apparente de la pleine Lune : -12,6
  • Magnitude apparente maximale de Vénus : -4,6
  • Magnitude apparente maximale de Mars : -2,9
  • Magnitude apparente de Sirius, l’étoile la plus brillante : -1,5
  • Magnitude apparente de Canopus, la seconde étoile la plus brillante : -0,7
  • Magnitude apparente de Véga : +0,03
  • Objets les plus faibles observés par Hubble : +30

 

Les optiques en Astronomie et quelques formules.

Il existe deux grandes familles d’instruments pour observer le ciel :

  • les lunettes astronomiques, composées de lentilles.
  • les télescopes équipés de miroirs.

Il existe plusieurs catégories de télescopes : les Newtons (et les Dobsons), les Schmits Cassegrain, les Richtey-Chrétien et les Maksutov….

Dans les deux cas, il est nécessaire, pour l’observation visuelle, de rajouter un oculaire. Plus la valeur de l’oculaire est petite, plus l’objet sera grossit.

En effet, la formule est la suivante :  Grossissement = Diamètre (mm) de l’instrument / Valeur en mm de l’oculaire.

Il s’en suit différents calculs faciles à retenir :

Le rapport F/D est le rapport entre la focale (mm)  et le diamètre de l’instrument (mm) : plus cette valeur est faible, plus l’instrument est lumineux.

Le grossissement utile : la valeur de grossissement est alors 1 à 2 fois la valeur du diamètre du télescope (mm) selon les conditions d’observation.

Le grossissement maximum : 2,4x le diamètre (mm) du télescope.