Un ticket (gratuit) pour l’Espace avec SpaceBus France

Interview avec Tabatha Sauvaget – Présidente de l’association « SpaceBus France »

 

Cet été, le Bus de l’Espace sillonnera le Sud de la France, il ne faudra pas rater son passage pour monter à bord.

Le principe de SpaceBus est d’aller vers un large public pour partager le savoir et la vulgarisation scientifique de façon ludique et gratuit. Dans l’organisation de SpaceBus France, on retrouve une équipe de bénévoles et une quarantaine de professionnels de l’astronomie.

A l’origine,cette idée et le concept de SpaceBus viennent du Sénégal. Il s’agit d’une création de Monsieur Maram Kaire, Président de l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie.  En organisant la première édition en 2015, les organisateurs avaient invité des chercheurs de l’observatoire de Paris à y participer et rejoindre l’équipe de 40 personnes déjà en place. Ce qu’ils ont accepté et  ont rejoint cette première édition dès la 6em étape, dans la ville Diourbel. Une autre édition a vu le jour au 2016 au Maroc. La force de cette idée est d’être itinérante et d’aller sur le passage des gens. Le grand public rencontre des chercheurs professionnels et également des astronomes amateurs qui partagent leur savoir.

Tabatha Sauvaget (Docteure en Astrophysique), Raphaël Peralta (Docteur en Astrophysique) et Diane Bérard (Docteure en Astrophysique) ont participé à l’édition Marocaine en tant qu’animateurs scientifiques et ont été très touchés par cette expérience. Avec Maya Sauvaget, diplômée d’une licence de Gestion des Organisations de l’Economie Sociale et Solidaire et très attachée aux valeurs d’engagement sociétal, de solidarité et d’égalité face au savoir, ils lancent alors tous les quatre le projet « SpaceBus France » en novembre 2017, accompagnés également de nombreux bénévoles qui participent à l’élaboration de l’événement.

Les talents et les différentes compétences, de la famille et des amis, sont sollicités pour agencer le Bus en espace didactique, des volontaires du service civique Unis-Cité apportent également leur aide aux conceptions graphiques et aux réalisations vidéo. Tous ont l’ambition d’un projet enrichissant pour l’égalité du savoir au travers de contacts humains de proximité. Peu à peu, leur rêve devient une réalité et ils obtiennent le parrainage de scientifiques et d’astronautes de renoms : Mme Claudie Haigneré, Monsieur Jean-Fançois Clervoy, Monsieur Jean-Louis Heudier et Madame Sylvaine Turck-Chièze (également présidente de l’association Femmes et Sciences). L’aventure ne fait que commencer !

 

Le SpaceBus propose différentes activités :

Un « escape game » (avec une participation de 2€) de 15 mn pour 6 personnes dont le « pitch » est un voyage de la Lune vers Mars (à partir de 7 ans voire plus jeunes si accompagnés des parents). Sans rien dévoiler du scénario, chacun aura son rôle à jouer dans cette simulation de voyage spatial. L’immersion sera totale et promet de nombreuses émotions ! Rassurez-vous une préparation au pilotage est prévue avant le décollage et un débrief en fin de séance permettra à chacun de partager ses ressentis et complétera l’expérience pédagogique.

Autour de la navette, de nombreux stands gratuits proposeront différentes animations : la découverte du Système solaire et la compréhension des échelles de l’Univers. Les mythes dans les sciences et l’exemple de films de science-fiction. La conquête spatiale dans une démarche interactive. La pollution lumineuse sous la forme d’une exposition. Les animateurs installeront des télescopes pour observer le soleil en journée et les planètes le soir. Un stand de réalité virtuelle mettra à disposition plusieurs casques pour visualiser le premier film en 360° tourné dans l’Espace par Thomas Pesquet dans la Station Spatiale Internationale. Les différents stands permettront de répondre à un quizz afin de nous confronter à nos propres connaissances sur l’astronomie et à ce que nous aurons appris durant l’évènement. L’association tient particulièrement à mettre en avant les femmes qui ont fait avancer les sciences et les découvertes car malheureusement, beaucoup pensent encore que les sciences sont réservées au genre masculin.

 

Ce qu’espère Tabatha et l’équipe de « SpaceBus France » c’est que chaque journée s’achève avec des discussions et des débats entre scientifiques et le grand public curieux de connaissances. Le partage du savoir, casser les idées reçues, débloquer l’autocensure sur les sciences sont autant de motivations à cette tournée du « SpaceBus France ».

La tournée est programmée du 31 juillet au 24 août 2018 et le programme est ambitieux. – Ne ratez pas votre ticket pour l’espace cet été !

 

Cliquez sur l’image ci-dessous pour en savoir plus

itinéraire 2018

 

 

 

 

 

Sourions un peu ! La fin du monde en 1910

Article rédige pour : Le Temps – 20 mai 1910

C’est, d’après les dernières observations astronomiques, cette nuit que la comète de Halley a passé entre le soleil et la terre. Faut-il rappeler les suppositions plus ou moins fantaisistes auxquelles ce phénomène avait donné lieu? D’après les uns, notre pauvre planète, balayée par la queue de l’astre errant, devait être lancée dans l’espace. Pour d’autres, la terre, prise dans le rayon d’attraction de cette masse formidable de gaz, devait tomber comme un bolide sur le noyau cométaire. Quelques-uns, s’appuyant sur les résultats des analyses spectrales, affirmaient que l’atmosphère terrestre allait être complètement bouleversée par le choc de la chevelure cométaire, qui avançait vers elle à une vitesse d’une centaine de kilomètres à la seconde, et que le cyanogène, qui composait cette chevelure, allait faire disparaître en quelques instants toute trace de vie animale sur la surface de la terre.

Rien de tout cela ne s’est produit. S’il faut en croire les calculs des astronomes, la comète de Halley s’est bien trouvée ce matin entre le soleil et la terre de 3 h. 35 à 4 h. 35 (heure de l’observatoire de Paris); mais elle a disparu sans que l’on ait pu constater la moindre trace de son passage, du moins dans nos régions. Nous devons reconnaître, il est-vrai, qu’a Paris on se trouvait dans les conditions les plus défavorables pour constater le passage de la voyageuse céleste entre le disque solaire et le globe terrestre.

Paris a vécu avec avidité durant les quelques heures nocturnes qui ont précédé la minute suprême. Prétexte à repas plantureux ou à gambades sans mesure, la comète a mis beaucoup de Parisiens en délire. On a ri dans Montmartre et dans le quartier latin comme aux soirs gras de Noel et de mi-carême. Peut-être, chez certains, la crainte secrète d’un danger mystérieux et formidable était-elle comme une excitation a s’esclaffer plus fort.

Hier, sous la menace de l’asphyxie ou de la pulvérisation universelle, d’aucuns ont voulu païennement mourir ou sabler le champagne pour se donner du courage. Mais d’autres se réfugièrent dans l’ombre des églises, et autour des confessionnaux les femmes pieuses s’assemblaient pour demander aux ministres de Dieu la force mystique de franchir le seuil de l’au-delà. Ailleurs, de pauvres gens perdaient toute raison et se livraient à tant d’excentricités que seuls les médecins aliénistes pourront désormais les secourir.

De Toulon, on nous télégraphie qu’une foule énorme s’est rendue cette nuit dans les rues de la ville et se rassembla généralement sur les vastes terrains de la Rhode, espérant assister à l’apparition de la comète. Le ciel était couvert. On ne vit rien que des éclairs, qui laissaient supposer au loin de violents orages. Le passage de la comète a causé un double sentiment de curiosité dans les grands centres, et de terreur superstitieuse chez les habitants de la plupart des villages, où nombre de fermières ont fait brûler pendant toute la nuit le cierge bénit qu’on n’allume que lorsqu’il s’agit de conjurer de grandes catastrophes. Dans ces régions, la venue du jour a été saluée avec des soupirs de satisfaction.

Ainsi que nous l’avons dit, le phénomène devait commencer à 3 h. 35 environ pour finir à 4 h. 35. Ces chiffres étaient donnés hier encore par le professeur Kobold, de l’observatoire de Kiel. Or, le soleil se levait ce matin à Paris à 4 h. 13. Nos astronomes, en tenant les chiffres de M. Kobold pour exacts, n’avaient donc qu’une vingtaine de minutes pour étudier le phénomène.Néanmoins, ils étaient tous à leur poste dès huit heures hier soir. Ils y sont restés pendant toute la nuit, scrutant le ciel, sondant les espaces éthérés, cherchant à découvrir, à la minute historique, de quoi sont composées ces voyageuses célestes qui ont tant fait travailler les imaginations; mais hélas ! ceux que nous avons consultés jusqu’à présent n’ont rien découvert. Espérons que les astronomes des autres pays, notamment ceux d’Extrême-Orient qui étaient autrement mieux placés que les nôtres pour faire ces études, auront été plus heureux.

Le Temps – 20 mai 1910

 

Source : http://cpascans.canalblog.com/archives/2010/01/19/16561808.html

Le Jour de la Nuit

Samedi 14 octobre 2017,
Eteignons les lumières, rallumons les étoiles !

Ouvert à toutes et tous, le Jour de la Nuit est une manifestation nationale de sensibilisation à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé, coordonnée par l’association Agir pour l’Environnement.
Depuis 9 ans, l’événement rassemble une multitude d’acteurs (collectivités locales, associations, gestionnaires d’espaces naturels et citoyens) qui organisent des manifestations et animations dans les territoires, pour sensibiliser le grand public et les collectivités territoriales aux conséquences de la pollution lumineuse. L’année dernière, le Jour de la Nuit a été réalisé en partenariat avec un collectif de 25 structures, et plus de 500 manifestations ont été organisées en France grâce à la mobilisation de plus de 350 collectivités et 140 organisations.

Le Jour de la Nuit, c’est donc une façon de (re)découvrir la biodiversité nocturne et de retrouver le plaisir d’observer le ciel étoilé, tout en interpellant les collectivités et les citoyens pour attirer l’attention sur les conséquences de la pollution lumineuse. En rejoignant cette grande action festive et participative, les différents acteurs s’impliquent dans une grande marche vers la préservation de l’environnement, de la nuit et de la biodiversité tout en luttant contre le gaspillage énergétique.
Depuis sa première édition en 2009, le Jour de la Nuit a pu impulser des réflexions locales et voir des conséquences positives et durables dans les territoires. Plusieurs communes participantes ont ainsi engagé des diagnostics de leur éclairage public, leur permettant de mettre en place des actions concrètes pour réaliser des économies d’énergie et de communiquer auprès d’un public de plus en plus sensibilisé.
Pour en savoir plus sur les manifestations dans votre région :

http://www.jourdelanuit.fr/

Un beau Ciel en France

Quand la météo est clémente toute la nuit, c’est l’occasion de faire des timelapses : des clichés de plusieurs secondes de pauses

prises à intervalles régulières. Chaque image sera ensuite montée dans un film de 24 images par secondes.

Donc si un cliché a une pause de 30 secondes à laquelle on ajoute le temps entre les pauses de 2 secondes, la pause totale de la photographie est de 32 secondes.

Si le film fait 24 images par seconde, une seconde du film représente 24 images x 32 secondes de pause donc 468 secondes réelles

soit près de 8 minutes (Vous suivez ?)

Notre timelapse présenté ici fait 18 secondes soit environ 2h30 dans la réalité !

Time lapse à Valdrôme from Terre Constellee on Vimeo.