Chroniques d’un safari de la piste aux étoiles au Kenya – deuxième partie

Voici la suite du périple de Jean-Baptiste au Kenya (Si vous voulez relire la première partie )

Après 2 courtes heures de sommeil, nous avons rendez-vous avec le lever du Soleil ! Les jardins qui bordent le lac Baringo devant nos lodges sortent de l’ombre et la nature se réveille.

Le chant des oiseaux emplit l’espace environnant d’une multitude de sons enchanteurs dans une belle ambiance Africaine.

Après une collation, nos guides nous rejoignent. Nous prenons l’escalier qui descend à l’embarcadère, pour rejoindre le bord du lac. Des barques à moteur nous attendent pour un safari photo.

La faune aviaire est particulièrement riche sur les rives de ce lac situé à 1000 mètres d’altitude. Les eaux poissonneuses apportent une nourriture abondante tout au long de l’année. Nous pouvons l’approcher dans les meilleures conditions grâce à la parfaite connaissance du milieu naturel qu’ont nos guides. Ils savent où les trouver et comment s’en approcher sans les déranger ni les effrayer.

Cormorans d’Afrique, Crabiers chevelus, Guêpiers, Hérons Goliath, Jacala, Ombrettes Africaines, Pygargues Vocifer, Tisserins du Nil et autres Pic Alcyone peuplent tous les recoins !

Puis au détour d’une berge, un Crocodile du Nil se réchauffe au Soleil ! Un peu plus loin, un autre passe à quelques encablures de notre barque, nullement impressionné par le ronronnement du moteur qui tourne à bas régime…Les pêcheurs ne semblent nullement impressionnés par la présence de ces prédateurs et vaquent à leurs occupations, immergés jusqu’à la ceinture !

Le cliquetis des appareils photo rivalise avec le chant des oiseaux ! Nous progressons ainsi pendant plus de 3 heures à la recherche de nombreuses autres espèces

En effet, bien que le début du séjour, c’est à dire les 5 jours passés à Baringo soient orienté sur les activités de nuit, la découverte du ciel sous l’équateur, et la photographie des paysages nocturnes, il est inconcevable de venir au Kenya sans profiter de la richesse de sa faune !  La formule est souple et chacun gère ses activités en fonction de ses préférences et de son besoin de sommeil !

Un exposé suivi d’un débat est proposé aux participants

De retour en fin de matinée, nous profitons d’un excellent déjeuner préparé par l’équipe locale, puis prenons un peu de repos avant de repartir !

Nous voilà donc en route pour un nouveau tour de barque et profiter de l’activité animale revenue avec la baisse de la température et le coucher du Soleil. Une curiosité nous est mentionnée par notre guide : malgré une sévère sécheresse qui sévit depuis quelques années, le niveau de l’eau est monté de 8 mètres ! Provoqué par des mouvements tectoniques dans cette région de la Vallée du Rift, les sources souterraines sont modifiées. Tous les lodges situés sur les anciennes rives ont dû être déplacés, et certaines structures restent les pieds dans l’eau… La faune a aussi dû s’adapter à ses profondes modifications, pour le plus grand bonheur des Hippopotames !.

 

Le Soleil se cache derrière de gros cumulus annonciateurs d’orages pour la soirée, mais après un dîner très convivial, la nuit sera belle et remplie d’étoiles et de planètes… Ce sera l’objet de la troisième partie de cette chronique

 

 

Si vous voulez relire la première partie

 

 

Chroniques d’un safari de la piste aux étoiles au Kenya – première partie

Je suis en compagnie d’Olivier Sauzereau pour accompagner un groupe de 8 personnes sur les bords du lac Baringo, où se trouve le Nyota Observatory.

 

Nous sommes arrivés en début d’après-midi de Nairobi. En ce 10 juin, la route nous fait traverser l’équateur pour revenir dans l’hémisphère nord. Passant ainsi de l’automne au printemps ! La veille, c’est en avion que nous avons traversé cette ligne dans l’autre sens pour nous rendre au Kenya en changeant de saison aussi ! Et les quelques kilomètres de piste qui mènent au lodge nous ouvrent les portes de ce havre de paix. Les seuls sons que nous entendons sont le chant des  oiseaux ! Pas une voiture à des kilomètres à la ronde, ni un avion dans le ciel…

En soirée, l’orage éclate… Une bonne pluie fait retomber la poussière et le ciel est zébré d’éclairs. Seule lumière dans le noir profond de la nuit. Puis tout se calme, et en fin de repas la pluie cesse. Les nuages se disloquent, laissant présager d’une belle nuit sous un ciel fraîchement lavé ! La nuit est douce et c’est en tee-Shirt que nous sommes accueillis par le chant des oiseaux nocturnes, des insectes et le grognement des hippopotames dans le lac tout proche.

Le ciel est encore menaçant, mais une lueur étrange perce les nuages d’un noir d’encre, comme si la Lune voulait s’inviter, alors que son fin croissant ne se lèvera que dans quelques heures. Aucune lumière artificielle à l’horizon hormis quelques ampoules éparses éclairant les rares habitations à l’horizon. Il faut dire que le site bénéficie de l’action de Tony et Sylvie Crocetta qui ont œuvré auprès des villageois pour préserver la qualité du ciel nocturne. Quelques habitations sont signalées par un éclairage rouge préservant notre vision nocturne, et aucune habitation ne possède d’éclairage extérieur. Les lumières du Lodge sont éteintes dès la fin du repas et les gardiens nous accompagnent sur les chemins à la lampe de poche pour retrouver nos chambres.

Puis quelques trouées se distinguent. Et nous voyons distinctement la lueur qui nous a tant intrigués : la Voie Lactée ! Étincelante, éclairant le sol à rendre l’éclairage totalement inutile pour nos déplacements, contrastant de façon époustouflante avec la noirceur des nuages dont aucune lumière du sol ne vient éclairci la base !

Nous restons là… béats, admiratifs. Le silence s’impose devant ce merveilleux spectacle de la Nature.

Puis nous immortalisons ces moments en faisant quelques clichés… 10 à 30 secondes suffisent à enregistrer cette féerie et mettre en valeur les couleurs du ciel

Nous ouvrons l’observatoire et poursuivons jusqu’au bout de la nuit

Et pendant le séjour, le planétaire ne serait pas en reste !

 

Vers la deuxième partie

Un ticket (gratuit) pour l’Espace avec SpaceBus France

Interview avec Tabatha Sauvaget – Présidente de l’association « SpaceBus France »

 

Cet été, le Bus de l’Espace sillonnera le Sud de la France, il ne faudra pas rater son passage pour monter à bord.

Le principe de SpaceBus est d’aller vers un large public pour partager le savoir et la vulgarisation scientifique de façon ludique et gratuit. Dans l’organisation de SpaceBus France, on retrouve une équipe de bénévoles et une quarantaine de professionnels de l’astronomie.

A l’origine,cette idée et le concept de SpaceBus viennent du Sénégal. Il s’agit d’une création de Monsieur Maram Kaire, Président de l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie.  En organisant la première édition en 2015, les organisateurs avaient invité des chercheurs de l’observatoire de Paris à y participer et rejoindre l’équipe de 40 personnes déjà en place. Ce qu’ils ont accepté et  ont rejoint cette première édition dès la 6em étape, dans la ville Diourbel. Une autre édition a vu le jour au 2016 au Maroc. La force de cette idée est d’être itinérante et d’aller sur le passage des gens. Le grand public rencontre des chercheurs professionnels et également des astronomes amateurs qui partagent leur savoir.

Tabatha Sauvaget (Docteure en Astrophysique), Raphaël Peralta (Docteur en Astrophysique) et Diane Bérard (Docteure en Astrophysique) ont participé à l’édition Marocaine en tant qu’animateurs scientifiques et ont été très touchés par cette expérience. Avec Maya Sauvaget, diplômée d’une licence de Gestion des Organisations de l’Economie Sociale et Solidaire et très attachée aux valeurs d’engagement sociétal, de solidarité et d’égalité face au savoir, ils lancent alors tous les quatre le projet « SpaceBus France » en novembre 2017, accompagnés également de nombreux bénévoles qui participent à l’élaboration de l’événement.

Les talents et les différentes compétences, de la famille et des amis, sont sollicités pour agencer le Bus en espace didactique, des volontaires du service civique Unis-Cité apportent également leur aide aux conceptions graphiques et aux réalisations vidéo. Tous ont l’ambition d’un projet enrichissant pour l’égalité du savoir au travers de contacts humains de proximité. Peu à peu, leur rêve devient une réalité et ils obtiennent le parrainage de scientifiques et d’astronautes de renoms : Mme Claudie Haigneré, Monsieur Jean-Fançois Clervoy, Monsieur Jean-Louis Heudier et Madame Sylvaine Turck-Chièze (également présidente de l’association Femmes et Sciences). L’aventure ne fait que commencer !

 

Le SpaceBus propose différentes activités :

Un « escape game » (avec une participation de 2€) de 15 mn pour 6 personnes dont le « pitch » est un voyage de la Lune vers Mars (à partir de 7 ans voire plus jeunes si accompagnés des parents). Sans rien dévoiler du scénario, chacun aura son rôle à jouer dans cette simulation de voyage spatial. L’immersion sera totale et promet de nombreuses émotions ! Rassurez-vous une préparation au pilotage est prévue avant le décollage et un débrief en fin de séance permettra à chacun de partager ses ressentis et complétera l’expérience pédagogique.

Autour de la navette, de nombreux stands gratuits proposeront différentes animations : la découverte du Système solaire et la compréhension des échelles de l’Univers. Les mythes dans les sciences et l’exemple de films de science-fiction. La conquête spatiale dans une démarche interactive. La pollution lumineuse sous la forme d’une exposition. Les animateurs installeront des télescopes pour observer le soleil en journée et les planètes le soir. Un stand de réalité virtuelle mettra à disposition plusieurs casques pour visualiser le premier film en 360° tourné dans l’Espace par Thomas Pesquet dans la Station Spatiale Internationale. Les différents stands permettront de répondre à un quizz afin de nous confronter à nos propres connaissances sur l’astronomie et à ce que nous aurons appris durant l’évènement. L’association tient particulièrement à mettre en avant les femmes qui ont fait avancer les sciences et les découvertes car malheureusement, beaucoup pensent encore que les sciences sont réservées au genre masculin.

 

Ce qu’espère Tabatha et l’équipe de « SpaceBus France » c’est que chaque journée s’achève avec des discussions et des débats entre scientifiques et le grand public curieux de connaissances. Le partage du savoir, casser les idées reçues, débloquer l’autocensure sur les sciences sont autant de motivations à cette tournée du « SpaceBus France ».

La tournée est programmée du 31 juillet au 24 août 2018 et le programme est ambitieux. – Ne ratez pas votre ticket pour l’espace cet été !

 

Cliquez sur l’image ci-dessous pour en savoir plus

itinéraire 2018

 

 

 

 

 

La photographie de Paysages Nocturne Etoilés

Voici quleques règles pour réussir ses photos de paysages nocturnes sous les étoiles. Ces informations sont abordées de façon plus détaillées lors de nos intervention gratuites dans les clubs photo ou astro (contactez nous si vous souhaitez organiser une conférence). Lors de nos séjours, nous proposons une approche théorique mais surtout pratique des points ci-dessous.

Fonctions Indispensables de l’appareil photo:

Reglages ISO

Temps de pose long

Débrayage de l’autofocus

Accessoires :

Trépied, rotule, intervallomètre

Batterie(s) supplémentaire(s)

Préparer de jour sa soirée :

Consulter la météo : Météociel, Météobule, Météo France

Repérer votre emplacement photo : cadrage, objets gênants

Repérer l’Est, le Sud, l’Ouest, le Nord.

La voie lactée et les étoiles suivent le chemin du soleil.

Logiciels d’aide gratuits sur PC :

Winstar2 ou Stellarium

Appli smartphone éventuellement

Prise de vue :

ISO inférieur à 800 (appareils courants)

Inférieur à 3200 (appareils haut de gamme)

Temps de pose maxi

Toujours sur trépied :

En secondes :  pour un 24×36, 500/focale ou  pour APSC, 300/focale
Réduction du bruit désactivée
Débrayer l’autofocus et le stabilisateur

Mise au point manuelle Ne pas se fier à la position infini sur l’objectif. En liveview zoom x10 sur une grosse étoile : plus elle est petite et plus elle est nette

Poses multiples

Avec les mêmes réglages et en utilisant un intervallomètre pour :

Empilement

Filés d’étoiles ou time laps (prévoir 2h)

Equipement pour aller plus loin.

Filtre diffuseur, Filtre anti-pollution lumineuse (NiSi Natural Night ou CLS)
Lutte contre la buée (chaufferette ou résistances chauffantes)
Tête panoramique et rotule « quick clic » pour les panoramas
Monture de Voyage : Star Adventurer, Astrotrac, IOptron

Logiciels :

Lightroom / Photoshop

Hugin, AutoPanoGiga, PTGui pour panoramas

StarMax pour filés d’étoiles

 

 

 

 

Septs Soeurs et Mille Etoiles

Depuis des siècles, les étoiles qui ont donné leur nom à l’amas des Pléiades ont fasciné les hommes. Dans la plupart des cultures sur Terre, elles sont à l’origine de légendes, contes et autres récits. De la Grèce Antique à l’Égypte, en Perse comme en Chine ou en Inde. Mais également auprès des Aborigènes d’Australie, des amérindiens ou des peuplades en Polynésie. Initialement et longtemps transmis oralement, ces mythes sont également très présents dans toutes les formes d’art.

Nébuleuse California et les Pleiades

Nébuleuse California et les Pleiades

Les Pléiades comptent parmi les premières étoiles mentionnées en littérature. Elles apparaissent dans des textes chinois datant d’environ 2 350 avant J.-C. On trouverait même leur présence sur « le Disque de Nebra ».

 L’amas des Pléiades a servi de point de repère pour la navigation des marins et de calendrier pour les paysans. Au Nouveau-Mexique, les Indiens Zuñi les appelaient les “Étoiles-Graines”. D’autres civilisations pensaient que ces étoiles étaient les sept mères originelles de toute vie sur Terre. Chez les Komo (Haut-Zaïre) les Pléiades sont un panier de machettes et annoncent le temps d’aiguiser ces outils pour le défrichage des champs. Les anciens Incas vénéraient les Pléiades : un appartement dans le temple du Soleil de Cuzco leur était dédiées.

The Pleiades – Elihu Vedder

Dans la mythologie grecque, les Pléiades sont sept sœurs, filles du Titan Atlas, qui portait le Monde sur ses épaules, et de l’Océanide Pleione. Filles de l’eau, elles sont tout naturellement associées à l’élément aquatique : lacs, rivières, sources, océans, mers, mais aussi pluie, grêle, neige, glace. Il se pourrait que leur nom aurait pour origine un très ancien mot grec signifiant naviguer. On raconte que les sept sœurs étaient les compagnes virginales d’Artémis. Les Pléiades sont également les sœurs des Hyades et se sont unies à des dieux engendrant diverses lignées royales comme Sparte ou Troie.

 

Maïa l’ainée et mère d’Hermès est célèbre pour son immense beauté. C’était pourtant une femme timide et réservée qui préférait la solitude en vivant recluse dans une caverne. En latin, le nom Maïa veut dire « mère » tout en étant synonyme de « nourricière », les Romains en firent leur déesse du printemps et donnèrent son nom au mois de mai. La mythologie grecque faisait d’Alcyone (ou Halcyone) la plus puissante des sept sœurs. Signalons qu’à une certaine époque Maïa brillait avec plus d’éclat que les autres jusqu’à ce que ce soit le tour d’Alcyone. Durant les jours d’Alcyon elle veillait sur les marins rendant la mer calme et sans danger. Atrope (ou Stérope), en raison d’un éclat assez faible de son étoile, est traditionnellement présentée comme la plus fragile des sept sœurs. Céléno (ou Célaéno), comme Astérope, brille moins que les autres et signifie « sombre ». Elle eut de nombreux enfants, parmi lesquels la Chimère de son union avec le Titan Prométhée. Électre est connue pour être la troisième étoile la plus brillante de l’amas et a donné naissance à Dardanus le premier Roi de la ville de Troie. Taygète est solitaire et vivait dans les montagnes comme sa sœur Maïa. Mérope, la benjamine, est la dernière étoile à avoir été détectée par les astronomes, son faible éclat la rendant invisible à l’œil nu.

Dance of the Pleiades – Ramon van der Ven

Un jour pourchassées avec leur mère par les chasseur Orion qui s’émerveilla de leur beauté, elles implorèrent Zeus de les sauver. Ce dernier les métamorphosa en colombes (péléiadès) et elles furent ensuite placées dans le ciel dans un amas stellaire. Au passage, le roi des dieux aurait d’ailleurs donné naissance à plusieurs enfants en s’unissant à trois des sept sœurs. Il est intéressant de noter que dans le ciel la constellation du Taureau (forme sous laquelle se présente souvent Zeus aux mortels) est placé entre les Pléiades et la constellation d’Orion.

Position des Pléiades depuis Paris le 13 janvier vers 20h00

Position des Pléiades depuis Paris le 13 janvier vers 20h00

Une autre version raconte que désespérées de la mort de leurs sœurs les Hyades elles se donnèrent la mort, et furent changée en étoiles.
En fait on ne voit que six étoiles dans le ciel car l’une d’entre elles, Mérope, se cacha de honte d’avoir épousé un mortel contrairement aux autres qui s’unirent à des Dieux. D’autres auteurs pensent que l’étoile cachée serait Électre, à l’origine de la lignée des Troyens, pour ne pas assister aux malheurs de sa famille lors de la chute de Troie. Cet amas d’étoiles est situé dans la constellation du Taureau où elles forment ce qu’on appelle aujourd’hui l’astérisme des Pléiades. Les parents des Pléiades font également partie de cet amas.

Il existe aussi une autre version moins courante où les Pléiades seraient les filles d’une reine des Amazones et leurs noms sont différents de la version ci-dessus.

Les Hindous ne comptent que six Pléiades. L’histoire dit que les conjointes, Krttika, des sept sages Richis vivaient autrefois dans la grande maison de Sapta Riksha (qui correspond à la constellation de la Grande Ourse) où brillent encore leurs maris. Six des Krttika se sont laissé séduire par le dieu du feu Agni et à la suite de quoi elles furent chassées pour vivre là où elles se trouvent aujourd’hui. Seule Aroundhati, la vertueuse épouse, mérita de demeurer aux côtés de son mari Agastya : ces étoiles sont Alcor et Mizar bien entendu ! L’apparition des pléiades en hiver est l’occasion d’une fête du sud-est de l’Inde connue en tamoul sous le nom de Karthikai Deepam. Cette fête célèbre la naissance du dieu Karthikeya plus connu sous le nom de Muruga. La fête de Karthikai Deepam veut que des lampes à huiles soient allumées dans les maisons et les temples lors de la nuit des pléiades.

The Wise men and the Seven Sisters

Au nord de l’Australie, les groupes ethniques aborigènes les nommaient les « Yung garmurra » (Esprits de l’eau). Les sept sœurs étaient appréciées pour leur magnifique beauté. Leur père Dunia fut transformé en crocodile pour réfréner ses pulsions incestueuses. C’est grâce à une cape de cristal qu’elles brillent avec tant de splendeur. Une autre légende aborigène intègre les sept sœurs dans la création du monde : Le Créateur, Jindoo-le Soleil, a envoyé deux hommes Esprits, Woddee Gooth-tha-rra, pour façonner la Terre. Ils venaient de l’autre bout de la Voie Lactée. Ils ont façonné les collines, les vallées, les lacs et l’océan. Quand ils avaient presque terminé leur travail, Jindoo le Créateur a envoyé sept sœurs, étoiles de la voie lactée, pour embellir la terre avec des fleurs, avec des arbres, avec des oiseaux, des animaux. Sur Terre, la plus jeune des sœurs est tombée amoureuse des deux hommes Esprits. Le Créateur, Jindoo le Soleil, les avait avertis que si une telle chose arrivait, elle ne pourrait pas revenir dans la Voie Lactée. Après leur travail, six des sœurs sont retournées à leur place. Les deux hommes et la femme sont restés ici sur Yulbrada la Terre. Leurs pouvoirs spéciaux ont été enlevés quand ils sont devenus mortels. Ils ont créé les coutumes et le peuple Aborigène. C’est pourquoi les gens du désert ont une telle connaissance et un tel respect des étoiles dans l’univers.

Observé depuis le centre de l’Australie, le groupe d’étoiles Pléiades s’élève au-dessus de l’horizon peu après le coucher du soleil et garde une trajectoire basse. C’est peut-être pour cette raison que ce petit groupe d’étoiles prend une importance supplémentaire, car il semble se lancer à la surface de la Terre et faire son voyage à proximité. Dans cette autre histoire des sept sœurs par les  aborigènes, le groupe d’étoiles sont encore des sœurs. L’étoile du matin est un homme amoureux des sept sœurs. Il décide de les poursuivre à travers le ciel nocturne. Les sœurs fuient cet homme qui veut prendre l’une des soeurs pour femme. Elles traversent la terre, puis d’une colline escarpée elles s’élancent dans le ciel pour tenter de s’échapper. Mais l’homme de Jakamarra suit les sœurs dans le ciel, voyageant sous la forme d’une étoile dans la ceinture d’Orion.

Japingka – Aboriginal Art

La Tour du Diable dans le Wyoming est un monolithe naturel de 386 mètres situé dans le Nord-Est du Wyoming. C’est un lieu sacré pour la tribu Kiowa. Un jour, sept jeunes sœurs qui jouaient le long de la rivière furent soudainement attaquées par un ours géant. Invitées par l’esprit d’une souche d’arbre elles se réfugièrent dessus. Effrayées par l’ours, elle demandèrent au Grand Esprit Wakan Tanka de les protéger.Celui-ci fit grandir la souche pour la transformer en une véritable montagne. Mais la bête sauvage continuait à griffer les flans en y laissant de grandes cicatrices encore visibles actuellement. Et plus l’ours grattait la paroi avec ses griffes et plus la montagne grandissait jusqu’à finalement projeter les sept jeunes filles sur la voûte céleste.

La Légende Kiowa des sept soeurs

La Légende Kiowa des sept soeurs

Dans la culture japonaise, les Pléiades portent le nom de « Subaru », synonyme d’unité. C’est pour cela que la marque automobile nippone arbore un sigle étoilé car elle résulte de la fusion de plusieurs firmes. A noter que le logo de la firme japonaise « Subaru » arbore que six des sept étoiles de l’amas

Logo de la marque Japonaise Subaru

Enfin, Alphonse Daudet nous apprend que les bergers provençaux l’appelaient La Poucinièro (la Poussinière). Un texte qui s’appelle « Les étoiles » dans une des Lettres de mon Moulin. « Un peu plus bas, toujours vers le Midi, brille Jean de milan, le flambeau des astres (Sirius). Sur cette étoile-là, voici ce que les bergers racontent. Il paraît qu’une nuit Jean de Milan, avec les Trois Rois et la Poussinière (la Pléiade), furent invités à la noce d’une étoile de leurs amies. La Poussinière, plus pressée partit dit-on la première, et prit le chemin haut. Regardez-là, là-haut, tout au fond du ciel. Les Trois Rois coupèrent plus bas et la rattrapèrent ; mais ce paresseux de Jean de Milan, qui avait dormi trop tard, resta tout à fait derrière, et furieux, pour les arrêter, leur jeta son bâton. C’est pourquoi les trois rois s’appellent aussi le Bâton de Jean de Milan… »

Les Pléiades, ou amas Messier 45, sont un amas ouvert d’environs un millier étoiles qui s’observe depuis les deux hémisphères, dans la constellation du Taureau sur une étendue de 2° (environs 4x le diamètre apparent de la Lune). Une douzaine d’entre elles sont visible à l’œil nu. Il existe un débat concernant l’exactitude de la distance de l’amas à la Terre. Cette distance, selon les différents instruments et techniques utilisés, pourrait être estimée à environ 440 années-lumière.
L’âge de l’amas est estimé à 100 millions d’années. Leur magnitude apparente est comprise entre +2,86 et +5,44, et est accessible à l’œil nu.Grâce à la forte magnitude des étoiles le composant, cet amas est visible à l’œil nu dans le ciel d’automne. Il est situé dans la constellation du Taureau à proximité de l’axe formé par les étoiles : Sirius – Ceinture d’Orion – Aldébaran. On distingue rapidement 5 étoiles, puis, au fur et à mesure que l’œil s’accommode, d’autres étoiles apparaissent. Ainsi, jusqu’à 10-11 étoiles sont visibles si les conditions météo sont bonnes.
Avec des jumelles, on obtiendra bien plus d’étoiles. C’est de cette manière que l’amas donnera le plus de satisfaction. Avec des télescopes plus puissants ou avec un champ plus étroit, seule une partie de l’amas sera visible.

JB Feldmann – Les Pleiades, joyaux du Dark Sky au Portugal

Astérope a la particularité d’être une étoile double.
Les premières photos de l’amas révèlent un nuage de poussière autour des étoiles.
Cette nébuleuse réfléchit la lumière de ces étoiles, situées à proximité ou à l’intérieur.
Cette nébuleuse n’est pas un reste du nuage de poussière originel qui a donné naissance aux Pléiades. En effet, les deux objets n’ont pas la même vitesse apparente. L’amas aura croisé ce nuage sur son chemin.La nébuleuse ne se dévoile véritablement qu’en astrophotographie.

De récents calculs démontreraient que l’astéroïde interstellaire Oumumua, qui a défrayé la chronique en Octobre 2017, est peut-être né autour d’une étoile liée à l’amas des Pléiades.

 

Sources :

 Lucinda Riley – The seven sisters / Wikipedia / Cosmovision / Mythologica / Futura Sciences / Japingka / Dreamtime.net

La première Pleine Lune de l’année est aussi la plus grosse

Cette nuit, du 2 janvier 2018, aura lieu la plus grosse Pleine Lune de cette toute nouvelle année. Notre satellite naturel sera au périgée, c’est à dire au plus proche de la Terre, avec une distance d’environ 357 000 kilomètres de distance. La Lune tourne autour de la Terre en formant une ellipse. Pour cette raison, la distance de la Terre à la Lune varie entre 356 410 kilomètre et 406 740 km.

Comme l’astre Sélène sera au plus proche de la Terre, le disque de ce dernier semblera un peu plus grand mais pour être tout à fait honnête, ce phénomène n’est pas perceptible à l’œil nu contrairement à ce que les médias voudraient nous faire croire à chaque “Super Lune”. Par ailleurs,  la Lune n’est pas plus grosse au lever ou au coucher : ce sont les référents terrestres qui lui donnent cette illusion.

Il y aura le 31janvier une seconde pleine Lune surnommée «Lune Bleue», un terme qui n’a aucun lien avec sa couleur mais du fait d’avoir dans le même mois deux Pleines Lunes. Le terme de « lune bleue » est une transcription de l’expression « blue moon ». L’expression « once in a blue moon » signifie dans la langue de Shakespeare « tous les trente-six du mois » pour désigne un évènement assez rare. Le terme anglais “Blue moon” (lune bleue) pourrait être une déformation du terme français “double lune”. Des anglophones auraient pris le mot double” pour “the blue” en anglais. Mais rien n’est vraiment sûr !

Cette seconde Pleine Lune se conjuguera avec une éclipse totale qui ne sera malheureusement pas visible en Europe.

Le n°90 d’Astrosurf et Terre Constellée !

Astrosurf.com est un site entièrement dédié à la pratique de l’Astronomie ! Depuis de nombreuses années Jean-Philippe Cazard, au travers de sa société Axilone, met à disposition différents outils à la disposition des astronomes amateurs. 

Il propose de l’hébergement gratuit pour que chacun puisse crée un site internet dédié à l’astronomie.

Un forum de discussion, www.astrosurf.com , récemment remis à neuf, vous permet une fois enregistré et connecté de participer aux discussions existantes,  utiliser la messagerie privée, répondre aux petite-annonces, accéder à la rubrique téléchargements, gérer votre profil et bien plus encore.

Mais Astrosurf c’est également un Magazine de qualité qui s’adresse à tous les astronomes amateurs, du débutant au passionné, qui pratiquent ou envisagent de pratiquer l’Astronomie. Observation, construction d’instruments, tests d’instruments, trucs et astuces, astrophotographie, imagerie numérique, tels sont quelques-uns des thèmes qui sont abordés au fil des numéros.

Au cours des dernières années, le nombre d’abonnés d’Astrosurf-Magazine a connu une constante augmentation, confortant dans l’idée qu’il y a une place pour un magazine entièrement dévolu à la pratique de l’astronomie. Le numéro 83 de novembre-décembre marque le changement avec une nouvelle maquette, une pagination largement augmentée et une place plus importante consacrée aux objets du ciel et aux instruments pour les observer.Le numéro 85 voit la pagination augmenter pour passer à 116 pages par numéro, afin d’intégrer une galerie d’image très attendue par les lecteurs.

Deux cédéroms, en option, sont édités chaque année. Ils permettent de diffuser des documents (dossiers, vidéos, logiciels, etc) qui seraient trop volumineux pour être publiés dans la revue elle-même.

Dernier numéro paru : Numéro 90 le 22 décembre 2017 / Prochain numéro à paraître : Numéro 91

Il ne faut pas oublier les nombreux ouvrages autour de l’Astronomie qui sont édités par Axilone et disponible au travers de la Librairie

Le numéro 90 d’Astrosurf-Magazine de ce mois de décembre 2017 met en avant deux articles qui nous concerne directement : le premier, rédigé par Jean-Baptiste Feldmann, est un compte rendu de son voyage en notre compagnie au Portugal en Octobre 2017 lors de sa rencontre avec l’astrophotographe Miguel Claro.

 

Le second est un article où nous avons eu l’opportunité de présenter nos activités auprès de la communautés des astronomes amateurs francophones qui, sans aucun doute, lisent le magazine Astrosurf.  Cliquez sur le numéro pour lire l’article.

Un très grand merci à Jean-Philippe Cazard d’avoir éclairé la communauté des astronomes amateurs astronomes sur nos activités !

 

Maxime Oudoux

Maxime Oudoux est né il y a 27 ans à Cherbourg en Normandie. Il exerce son métier de webmaster et de community manager au Mans pour le compte de l’agence de développement et d’attractivité touristique de la Sarthe depuis maintenant 3 ans.
Il y a une dizaine d’année, en recevant son premier appareil photographique : un Fujifilm finepix s3500, le virus de la photographie a contaminé Maxime. S’armant de patience, il apprend, en autodidacte, la maitrise de la photographie. Il suit les tutoriels sur internet, lit des revues, teste et expérimente par lui-même différentes techniques. C’est donc naturellement, en 2014, que la photographie devient une passion dans laquelle il s’investi beaucoup. Il crée sa propre structure pour, entre autres, proposer des photographies de mariage.

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais Maxime a une autre passion : il est astronome amateur depuis l’âge de 5 ans. Un soir, il mélange ses deux passions pour devenir astrophotographe. Discipline particulière de la photographie qui demande d’apprendre de nouvelles techniques. Là aussi, Maxime possède la patience nécessaire. « Il faut prendre son temps, se préparer, partir en repérage de jour, persévérer. C’est la quête permanente d’avoir la bonne image sans jamais vraiment l’obtenir. »

Les champs de l’astrophotographie sont vastes : Paysages Nocturnes, Ciel profond, Planétaire … et Maxime y trouve toujours son plaisir. « Le nightscape ou paysage nocturne est la façon la plus accessible de faire de l’astrophotographie. Je tente aussi les filés d’étoiles sans être encore vraiment satisfait des résultats. Par contre je fais beaucoup de panorama au 35mm pour gagner en qualité finale de l’image. Sur un cliché de paysage nocturne, il y a souvent un élément terrestre qui donne une échelle de ce que l’on photographie. Le ciel profond, pour atteindre les nébuleuses ou les galaxies, c’est beaucoup de techniques. Cette discipline est plus compliquée à faire comprendre aux néophytes. En ce moment, j’expérimente le ciel profond sans empilement en pause unitaire de 3 minutes »
Maxime constate l’intérêt grandissant de l’astronomie et l’astrophotographie auprès du grand public. « Les média de loisirs ou d’informations vont de plus en plus vers l’espace. Au cinéma, il y a eu les succès de Gravity, Seul sur Mars ou encore Interstellar. Les média d’aujourd’hui transmettent beaucoup plus d’information concernant la conquête spatiale et les découvertes scientifiques. Donc forcément, nous avons envie de regarder le ciel et de le photographier. Avec les dernières générations de capteurs photographiques c’est même plus facile ».

Maxime partage également son avis sur la pollution lumineuse et l’écologie « Malheureusement, la pollution lumineuse est de plus en plus présente. Nous devons nous déplacer pour les deux raisons suivantes : d’une part chercher un bon ciel que ce soit en observation visuelle ou photo et d’autre part voyager permet de trouver de nouveaux sujets terrestres mis en avant avec un ciel de qualité. Je voyage personnellement deux fois par an dans les Alpes. L’Astronomie est une activité en faveur de l’écologie, ne serait-ce que par rapport à la pollution lumineuse et les répercussions sur la faune, flore, les économies d’énergie. Nous prenons conscience que nous faisons partie d’un tout : de la terre mais d’au-delà encore : tout l’équipement électronique n’est pas à l’abri d’une tempête solaire, il y a des risques sur les appareils … Etre conscient des dangers de l’espace c’est aussi une forme d’écologie ».

Maxime a réalisé une photographie dont il est particulièrement fier (la photographie mise en avant). En 2014, il réalise ce panorama au moment où un nuage se confond avec la voie lactée. Ce sont ses débuts en astrophotographie. La reconnaissance de ces pairs sur ce cliché lui donnera envie de persévérer et de continuer dans cette discipline

Sans hésiter, Maxime recommande d’aller voir les travaux des autres astrophotographes qui l’inspirent : Laurent Laveder (TWAN), en circumpolaire Lincoln Harrisson. Mais ceux qui l’ont galvanisé vers l’astrophotographie sont Michael Shainblum et Nicolas Roemmelt pour les éclipses solaires.

En janvier 2017 , Maxime a eu la photographie ci-dessous mise en avant par l’organisme « Astronomy Picture Of the Day »

Maxime a participé à la rédaction à une série d’article sur « Focus Numérique » consacré à l’astrophotographie. Il sera également exposant au Salon de la Photo à Paris du 09 au 13 Novembre 2017.
Il utilise deux NIKON D750 pour ses photographie dont l’un est défiltré pour plus de sensibilité en Hydrogène Alpha.

Son Site internet : http://maximeoudouxphotographie.fr/

Facebook : https://www.facebook.com/maximeoudouxphoto

 

Adrien Mauduit : Astrophotographe Passionné de Nature !

Adrien Mauduit est un jeune et talentueux astrophotographe français de 27 ans. Il est né dans la région Champagne où rapidement, il est passionné par la Nature qui l’entoure. “En 3em je m’amusais à rapporter, dans un vivarium, des fourmis à la maîtresse des élèves de 6em  Il grandit et s’enrichit avec la Nature : les oiseaux, les plantes, les insectes, les roches …. Il intègre des associations qui défendent la nature locale. L’une d’entre elles “La champagne carnivore” est l’antenne régionale en Champagne-Ardenne de l’association française d’amateurs de plantes carnivores. Rapidement, l’envie de partager et de transmettre est présente.

Quelques années plus tard, il est titulaire d’un diplôme en agriculture, spécialisé en agroécologie, gestion des sols, de l’eau et du paysage à l’UniLasalle de Beauvais, en France. Pour sa thèse qui porte sur “Le contrôle biologique des ravageurs au Canada”, il déménage dans le Sud de l’Alberta. Elle lui vaudra un prix par la la Fondation Xavier Bernard à l’Académie française d’agriculture.

Il décide ensuite de rejoindre l’enseignement. Il y a un peu plus de 4 ans, sans connaitre le danois mais ayant une passion pour les langues étrangères, il devient professeur de sciences et d’anglais dans un lycée à Odsherred Efterskole au Danemark. Par ses voyages, il a intégré différentes méthodes de pédagogie et met en avant celles qui lui semblent les plus pertinentes.

Mais Adrien ne s’arrête pas là. Profitant d’être entouré par la belle nature du comté d’Odsherred, il commence à la photographier pour l’intégrer aux programmes scolaires. Équipé d’un Canon 70D, sans encore vraiment le savoir, il se découvre une nouvelle passion : paysage et macro pour commencer. Assez vite, un collègue lui parle des aurores boréales. Il faut savoir qu’au Danemark, il est assez rare d’observer des aurores Boréales en raison de la météo souvent défavorable et de la latitude est assez juste. “Coup de chance, ce soir-là le ciel était clair et il avait peu de nuages. Je réalise mes photographies et je remarque des colorations vertes et roses sur mes clichés. Mon collègue me confirmera le lendemain que j’avais saisi une aurore boréale. J’étais bluffé par ce phénomène naturel qui jusque-là ne m’avait jamais vraiment intéressé”

Pour rapidement maîtriser les techniques un peu particulières de l’astrophotographie, Adrien suit les tutoriels sur internet, se documente, regarde ses résultats, sort régulièrement la nuit dès que la météo le permet pour s’améliorer. Du paysage nocturne au ciel profond, en passant par les timelapses, les panoramas et les filés d’étoiles, il y existe plusieurs disciplines au sein même de l’astrophotographie. Adrien essaye le plus souvent de mixer différentes disciplines : par exemple Galaxie ou Voie Lactée avec Aurore Boréale. Il souhaite également créer des timelapses avec les objets du ciel qui émettent dans l’infrarouge.

En avril 2017, il sera retenu dans la catégorie “Astropaysages” avec ce cliché “Noctilulucent clouds of perspective” lors du « Insight Astronomy Photographer of the year 2017 »

Il reconnait qu’aujourd’hui, même s’il est encore possible de faire des photographies en ville avec quelques étoiles, nous sommes obligés de nous éloigner à 2 ou 3 heures des grandes villes pour pleinement profiter d’un ciel étoilé. Adrien qui s’intéresse depuis son plus jeune âge à la nature est persuadé “Si on s’intéresse à une science, on est forcément sensible à l’environnement autour de nous. Avec l’astrophotographie, c’est le même processus : l’astrophotographie ou la photographie de la nature vous pousse à préserver votre environnement. Au même titre, en observant les mondes lointains en astronomie, vous pensez à l’existence d’une vie probable extra-terrestre et vous ramenez cela à l’évolution et la fragilité du vivant sur Terre”

GALAXIES Vol. 1 – 4K (UHD) from Adrien Mauduit Films on Vimeo.

Adrien, profite également de ses vacances pour aller chercher le ciel ailleurs : Tenerife et ses mers de nuages au printemps 2015. Un séjour au Malawi en 2016 pour contempler la voie lactée au Zénith. Dans l’avenir, il souhaite retourner au Malawi car la nuit était noire d’encre mais serait également tenté par un voyage dans le désert d’Atacama au Chili.

Adrien a plusieurs références en astrophotographie : “Sans aucun doute Ole Salmonsen pour les aurores. Il vient de publier une photo où l’on voit une aurore avec un renne  qui est juste à couper le souffle. Pour ce qui est astrophotographie des étoiles, je pense à Carlos Fairbairn, et enfin  Martin Heck pour les timelaps”

Adrien est à présent en France et projette de s’investir de plus en plus dans l’astrophotographie. Il réfléchit aux différents projets et opportunités qui se présentent à lui.

 

Histoire de la photographie mise en avant : “Aurora on Ordupnaes – 06/09/2016. “Cette nuit-là, le ciel était exceptionnellement cristallin et clair pour le Danemark. La NOAA n’avait pas prévu d’aurore boréale mais à la vue de la météo, c’était l’occasion de faire une sortie. J’avais sur moi plusieurs appareils photo, plusieurs trépieds : au total je devais porter environ 20 à 30 kg de matériel.  Pour atteindre mon “spot”, je devais marcher 20 minute sur un terrain qui parfois grimpait. Il fallait passer à côté de moutons et ne pas tomber dans des marécages…  Je me dirigeais vers le sud et, un peu par hasard, je me suis retourné … et j’ai vu le ciel embrasé par une splendide Aurore. Le phénomène était puissant, actif et impressionnant. J’ai commencé à courir pour avaler les 100 derniers mètres qui me restaient. Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie. Pourtant, je glisse, je tombe et mon sac s’ouvre pour disperser mon équipement sur le sol. J’ai perdu du temps pour tout ranger. Quand j’arrive enfin à m’installer en urgence et à faire mes premières prises sous la forme d’un timelapse, je me suis rendu compte que seule la première sera exploitable car c’est déjà le milieu du phénomène. L’astrophotographie, ce n’est jamais gagné : il faut de la préparation, de la patience et beaucoup de persévérance”

Le site internet : https://www.adphotography-online.com/

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/AdrienMauduitPhotography

 

 

Connaissez-vous la lumière cendrée ?

La lumière cendrée de la lune 

Avez-vous remarqué que quand la lune présente un croissant, nous voyons très bien la partie non éclairée par le soleil ! On appelle cela la lumière cendrée. Mais qu’est-ce que c’est vraiment ?

Il faut imaginer que si l’on était sur la face visible de la lune, sur la partie où il fait nuit, on verrait la Terre dans la phase complémentaire de la lune que nous voyons depuis la Terre. Donc quand on voit un fin croissant de lune, depuis la cette dernière la Terre est presque « pleine »… et comme elle semble 13 fois plus grosse en surface, elle éclaire fortement la lune, beaucoup plus que la pleine lune éclaire nos nuits. Car en plus, la Terre renvoie environ 35% de la lumière du soleil, alors que la lune 7%. On appelle cela l’albedo. La Terre semple donc 65 fois plus lumineuse vue depuis la lune que l’inverse, pour une phase identique.

Et une partie de cette lumière de la Terre (7%) est réfléchie par la surface de la lune et nous revient… on voit donc notre reflet sur la lune comme dans un miroir qui ne serait pas bien teinté !

 

vidéo proposée par : Dominique Joubert