Chroniques d’un safari de la piste aux étoiles au Kenya – première partie

Eclairs d’orage en début de soirée

Je suis en compagnie d’Olivier Sauzereau pour accompagner un groupe de 8 personnes sur les bords du lac Baringo, où se trouve le Nyota Observatory.

Nous sommes arrivés en début d’après-midi de Nairobi. En ce 10 juin, la route nous fait traverser l’équateur pour revenir dans l’hémisphère nord. Passant ainsi de l’automne au printemps ! La veille, c’est en avion que nous avons traversé cette ligne dans l’autre sens pour nous rendre au Kenya en changeant de saison aussi ! Et les quelques kilomètres de piste qui mènent au lodge nous ouvrent les portes de ce havre de paix. Les seuls sons que nous entendons sont le chant des  oiseaux ! Pas une voiture à des kilomètres à la ronde, ni un avion dans le ciel…

En soirée, l’orage éclate… Une bonne pluie fait retomber la poussière et le ciel est zébré d’éclairs. Seule lumière dans le noir profond de la nuit. Puis tout se calme, et en fin de repas la pluie cesse. Les nuages se disloquent, laissant présager d’une belle nuit sous un ciel fraîchement lavé ! La nuit est douce et c’est en tee-Shirt que nous sommes accueillis par le chant des oiseaux nocturnes, des insectes et le grognement des hippopotames dans le lac tout proche.

Le ciel est encore menaçant, mais une lueur étrange perce les nuages d’un noir d’encre, comme si la Lune voulait s’inviter, alors que son fin croissant ne se lèvera que dans quelques heures. Aucune lumière artificielle à l’horizon hormis quelques ampoules éparses éclairant les rares habitations à l’horizon. Il faut dire que le site bénéficie de l’action de Tony et Sylvie Crocetta qui ont œuvré auprès des villageois pour préserver la qualité du ciel nocturne. Quelques habitations sont signalées par un éclairage rouge préservant notre vision nocturne, et aucune habitation ne possède d’éclairage extérieur. Les lumières du Lodge sont éteintes dès la fin du repas et les gardiens nous accompagnent sur les chemins à la lampe de poche pour retrouver nos chambres.

Puis quelques trouées se distinguent. Et nous voyons distinctement la lueur qui nous a tant intrigués : la Voie Lactée ! Étincelante, éclairant le sol à rendre l’éclairage totalement inutile pour nos déplacements, contrastant de façon époustouflante avec la noirceur des nuages dont aucune lumière du sol ne vient éclairci la base !

Nous restons là… béats, admiratifs. Le silence s’impose devant ce merveilleux spectacle de la Nature.

Puis nous immortalisons ces moments en faisant quelques clichés… 10 à 30 secondes suffisent à enregistrer cette féerie et mettre en valeur les couleurs du ciel

Nous ouvrons l’observatoire et poursuivons jusqu’au bout de la nuit

Article de Presse – Les Mystères de la Science

Nous avons eu l’excellente surprise de découvrir un article sur nos activités dans le

numéro 15 du trimestriel “Les Mystères de la science – Les essentiels”.

Même si ce numéro a été publié en Août 2017, nous ne pouvions pas nous empêcher de le partager avec vous.

Par ailleurs, n’hésitez pas à vous procurer cet exemplaire très documenté si vous souhaitez débuter ou progresser

en Astronomie et en Astrophotographie.

 

“Teide Mar y Nubes II” Une vidéo pour adorer Tenerife

Lorsque nous avons vu cette vidéo réalisée par Juan Carlos Cortina, nous avons réalisé que c’est exactement ce que nous ressentons lors de nos séjours à Tenerife ! Un mélange de beautés naturelles de l’île  et un ciel à couper le souffle. “C’est un Timelapse composé de 7000 photographies prises durant le mois de juin 2016 à Tenerife. Un des meilleurs endroits sur la planète pour fusionner avec l’univers.”

TENERIFE TEIDE MAR Y NUBES II PARTE. TIMELAPSE from Juan Carlos Cortina on Vimeo.

 

 

Cathédrale Saint-Jacques de Šibenik

Construite entre 1431 et 1536, la cathédrale de Saint Jacques à Šibenik (Croatie) est le joyaux de la cité. Elle met en avant les échanges qui se sont déroulés entre l’Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane du XVe au XVIe siècle. Elle est un mélange de styles Gothique et Renaissance. Les dix premières années de travaux ont été confiés à différents maîtres architectes vénitiens.  Sa construction fut ensuite confiée à Georgius Mathei Dalmaticus . Celui-ci modifia le plan originel et adopta un style de transition entre gothique et renaissance. 

À sa mort, les travaux furent achevés par Nikola Firentinac Francesco di Giacomo et Niccolò di Giovanni Fiorentino. La cathédrale est construite  entièrement en pierre en provenance d’îles Croates de Brač, Korčula, Rab et Krk. Des techniques uniques de constructions ont été utilisées pour les voûtes et la coupole de l’édifice. 

Le monument figure depuis l’an 2000 sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité (UNESCO.)

Tapis de fleurs dans le Désert

Un tapis de fleurs a envahi le désert d’Atacama

Les Chiliens sont encore surpris par ce phénomène : c’est le printemps dans l’hémisphère sud et l’Atacama, l’un des déserts les plus arides del a planète s’est couvert d’un tapis multicolore.  Fait exceptionnel cette année dont l’origine provient de pluies tombées en grande quantité au nord du Pays

Où sont les Etoiles ? Voyage aux USA

Le parcours d’un Photographe qui s’éloigne des villes à la recherche de ciel sans pollution lumineuse.

Asif Islam, photographe de 34 ans installé à  Palo Alto dans l’état de la Californie aux USA, s’est posé la question “Où sont les étoiles ?” Il a fait un voyage de Los Angeles jusqu’au désert du Grand Bassin. Nous rendre compte, à travers ses différents time lapses, de l’évolution de la qualité du ciel quand on s’éloigne des villes.

A noter qu’il a très peu traité ses images afin de préserver au mieux les écarts de lumières d’un site à l’autre. C’est pour cette raison qu’il y a, entre autre, du vignettage sur les clichés.

 

Voici ses commentaires (traduits de l’anglais) qui accompagnent sa vidéo :

Ceci est un court-métrage que j’ai réalisé pour montrer comment la pollution lumineuse peut affecter la vue du ciel nocturne. Je vous fais voir comment la vue de la Voie Lactée s’améliore progressivement à mesure que la pollution lumineuse diminue (de Los Angeles au désert du Grand Bassin). Voyager et photographier à différents niveaux d’impact de la pollution lumineuse était un défi. En outre, j’étais surtout seul dans certains endroits, ce qui est un peu effrayant en raison de la présence de la faune (ours, lion de montagne, serpent). Malgré le défi, j’ai été impressionné par la beauté du ciel nocturne dans des zones très peu polluées.

La plupart d’entre nous vivent sous un ciel très pollué, et certaines personnes n’ont jamais vu la Voie lactée. Pendant une panne de courant en 1994, les résidents de L.A. ont appelé les secours lorsqu’ils ont vu la voie lactée pour la première fois. Bien que nous ne puissions pas imaginer des villes telles que L.A. ou New-York sombres à la tombée de la nuit, nous pouvons  déjà limiter la pollution lumineuse, en particulier le halo lumineux des villes. La lueur du ciel est le résultat de la lumière dirigée vers le haut au lieu d’être dirigée là où elle serait utile: vers les rues et les maisons. Malheureusement, la plupart du temps, les lumières artificielle d’une ville ne servent à rien. Nous avons perdu notre connexion avec le ciel nocturne. C’est par l’observation du ciel que les Hommes ont bâti des merveilles comme Stonehenge, les pyramides de Gizeh ou encore le calendrier maya. Ce ciel que nous regardons, apaise nos vies surmenées et nous rend plus ouvert, plus réfléchi. L’astronome Neil de Grasse Tyson a dit: “Quand vous regardez le ciel nocturne, vous réalisez à quel point nous sommes petits dans le cosmos”, “C’est une sorte de réinitialisation de votre ego. Se priver de cet état d’esprit, volontairement ou involontairement, c’est ne pas vivre pleinement ce que c’est que d’être humain.”

Ingénieur informaticien chez Google, Asif a commencé la photographie il y a 5 ans comme un passe-temps qu’il a pu lier avec les voyages, son deuxième hobby. En explorant la planète au cours des dernières années, il s’est efforcé à immortaliser et à partager la beauté du monde. Ses images de voyages incluent des paysages, la nature, des scènes urbaines et la faune.

Peu à peu, il y a 3 ans, il s’est lancé dans l’astrophotographie.  Activité pour le moment principalement faite aux Etats-Unis. Il souhaiterait à l’avenir voyager en Europe, en Afrique, en Nouvelle-Zélande et en Amérique du Sud pour se consacrer à l’astrophotographie.

 

Pour en savoir plus sur Asif Islam

Internet : https://asif-islam.pixels.com/

Facebook : https://www.facebook.com/photography.asif/

Instagram : https://www.instagram.com/asif.photography/

 

Le Temple de Diane, à Evora, vue par un Drone

Profitons de ce vol de drone pour admirer, sous un angle inattendu, la célèbre et magnifique ville d’Evora au Portugal.

Le drone prend son envol depuis le temple de Diane, monument classé au patrimoine international de l’UNSCO. Le temple de Diane est un temple romain du IIe siècle. C’est l’un des monuments les plus connus de Liberatias Iulia, le nom antique d’Evora. Il atteste de la présence romaine au Portugal. Bien qu’il soit communément appelé Temple de Diane, cette association avec la déesse de la chasse est le fait d’une légende qui remonte au XVIIe siècle. Le temple fut probablement construit pour le Culte impérial de l’empereur Auguste. Il a été construit au IIe siècle sur place principale de la ville et a été détruit lors des Grandes Invasions du Ve siècle. Les ruines du temple sont les derniers vestiges du forum de la ville.

Au Moyen Âge, les ruines du temple furent incorporées à une tour du Château d’Evora. Le temple (transformé en tour) fut utilisé comme boucherie du XVIe siècle jusqu’en 1836. Après 1871, une restauration du temple fut faite sous la direction de l’architecte italien Giuseppe Cinatti.

Le temple d’origine était probablement très similaire à la Maison Carrée de Nïmes.

 

Les “Charcos” à Tenerife

Piscines naturelles 

Les coulées de lave et l’érosion de l’océan ont crée sur Tenerife de nombreux sites de retenue d’eau. Les marées renouvellent l’eau dans ces piscines naturelles deux fois par jour. Les insulaires ont nommé ces piscine naturelles par charcos.  Attention, certains sont dangereux et il est strictement interdit de s’y approcher ou de s’y baigner. En revanche, les autorités publiques ont impeccablement aménagé certains charcos pour le plaisir et la sécurité de tous.

C’est le cas pour le village de Garachico et son Charco El Caletón. Ce dernier a plusieurs bassins naturels dont les accès ont été particulièrement bien pensés.